gite auvergne
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samedi 30 septembre 2006

Hôtel "Le Metropole" la bourboule

Hôtel de voyageurs, dit hôtel Métropole, construit sur la rive gauche de la Dordogne. Le terrain à bâtir est acheté en 1881 à la Compagnie des eaux par Monsieur Loiseau.

En 1891, les travaux sont à peine commencés, et l' hôtel n' ouvre que vers 1895.

Entre temps, la propriété a été revendue aux Ferreyrolles-Plagne (propriétaires d'autes hôtels à La Bourboule).



L' architecte de l' édifice serait Jean-Joseph Teillard, architecte clermontois.

Vers 1907, une aile plus basse en retour est ajoutée sur la cour arrière, du côté est, au quadrilatère du bâtiment d' origine.



Au cours du 1er quart du 20e siècle, avant la première guerre, on fait appel à l' architecte parisien Georges Vimort pour procéder à d' importantes extensions, puisqu' il s' agit de doubler la surface du Métropole.



Vimort accole deux bâtiments à l' édifice d' origine : l' un au sud-ouest, qui prolonge sur l' arrière, avenue de Verdun, l' avant-corps de droite originel, et l' autre, plus important, qui vient doubler toute l' élévation orientale en suivant la courbe de l'avenue d' Italie et en s'alignant au sud sur la rue de Reims.



Les travaux commencent vers 1910-1912 pour la partie ouest, et 1913-1914 pour la partie est, mais ils semblent être interrompus par la guerre, et ne s'acheveront qu' au retour de la paix.

Pendant la guerre de 14/18, des soldats revenus du front viennent de soigner et se reposer.



Actuellement, le Métropole est devenue une résidence, revendue par appartements, comme beaucoup d'anciens palaces de La Bourboule.

Historique du funiculaire de Charlannes

L' installation du funiculaire de Charlannes est envisagée en 1900.



Elle est due à l' initiative de Monsieur Claret, constructeur du premier tramway électrique à Clermont-Ferrand.

Le projet consiste en un tramway pour l' acheminement des voyageurs depuis le casino des Thermes jusqu' à la gare de départ, et en un funiculaire montant sur le plateau de Charlannes ; mais le tramway ne fonctionnera que peu de temps de 1904 à 1914.

De plus, dès 1902, année de l' inauguration de ce funiculaire, un hôtel est construit sur le plateau pour l' accueil des promeneurs.

Entre 1905 et 1912, la gare d'embarquement, extrêmement modeste, est agrandie à l' avant par une partie plus basse.

En 1910, l' architecte Louis Jarrier présente un projet pour l' aménagement de la charpente de cette partie basse : les travaux, réalisés, consistent en un habillage en bois des fermes apparentes du pignon.

A la même période, en 1909-1910, Louis Jarrier travaille aussi à un projet d' agrandissement et de transformation de l' hôtel du plateau (d' autres bâtiments viendront s' y ajouter au milieu du 20e siècle).

En 1921, le bail est repris à Monsieur Claret par la société "L' Energie industrielle".

A une époque indéterminée (années 1920 ou 1930 ?), la gare de départ est entièrement reconstruite.

Le funiculaire est détruit en 1958, et remplacé vers 1975 par des télécabines au départ du parc Fenestre.

Les seuls vestiges de cet ensemble sont ceux de la gare d' embarquement dans le haut de l' avenue de Charlannes, et l' hôtel du plateau, aujourd' hui transformé.

La gare d' embarquement du funiculaire est, à l' origine, constituée de deux murs gouttereaux parallèles en moellons de pierre, sur lesquels repose la charpente d' un toit à longs pans et pignons couverts (le matériau de couverture n' est pas connu). Après agrandissement, cette partie est précédée par un ajout plus bas, mais construit sur le même principe, et dont les fermes apparentes en pignon seront habillées de bois, suivant le projet de Louis Jarrier. La reconstruction de cette gare se fait entièrement en maçonnerie, enduite, couverte d' un toit à longs pans et croupes, interrompu en mur-gouttereau principal par un pignon couvert d' un toit à deux pans.



Elle présente en outre un décor de pilastres et de corniche sur modillons, ainsi qu' une scène folklorique en façade.



La longueur de la voie entre la gare de départ et le plateau de Charlannes était de 587 mètres, sur une pente variant entre 50 % et 61 %.

Le funiculaire possédait un système à contrepoids d' eau (une certaine quantité d' eau était emmagasinée sous chaque voiture et le volume variait en fonction du nombre de voyageurs transportés).



Le tracé était constitué de deux voies se rejoignant à un palier intermédiaire, à mi-chemin : deux voitures se rejoignaient là et repartaient en sens inverse, une fois le groupe de voyageurs (montant ou descendant, selon le cas) transféré dans l' autre voiture.

Le funiculaire à eau de La Bourboule

clarence.delauney@free.fr a écrit:

En appelant sur le site internet " funiculaire de charlannes" j'ai été dirigé vers votre site.

Tout d'abord bravo, clair, précis et détaillé votre site est agréable à consulter.

Passionné de l'Auvergne et plus particuliérement de la région de la Bourboule, réalisateur de films, j'ai mis en place la vente de 2 DVD appelés "L'Auvergne et ceux qui la font".

Chaque DVD dure 1.h 35 .Ce sont des reportages sur tous les musées de la région, la flore, l'école du CNIMA, les châteaux, etc ...ces DVD sont en vente dans ces musées, ou dans les maisons de la presse de la Bourboule, du Mont-dore et de Murol.

Le tome 3 est en préparation, il parlera entre autre du guide Cany, Docteur qui était mon médecin de cure lorsque j'étais enfant, et que je dois revoir en Octobre pour qu'il me parle de son guide, un reportage sur la maison de la confiserie d'Orcival sera réalisé ainsi qu'un film sur le château de Cordes et bien d'autres reportages et en particulier sur le funiculaire à eau de la Bourboule.

Le but de ce message est de vous demander si vous savez ou je pourrais trouver des documents, soit photos, ou encore mieux? films 8 ou 9.5,16 voire 35 mms sur le funiculaire en fonctionnement.

D'autre part, accepteriez-vous de parler, comme info nouvelle dans votre site de mes 2 DVD. J'ai de nombreux témoignages de satisfactions de personnes qui ont acheté mes deux volumes et qui ont hâte que sorte le tome 3.

Je serai en auvergne à partir du 27 septembre pour 3 à 4 semaines et aurai la possibilité de vous aire découvrir ces DVD J'ai également un site en construction sur l'auvergne et qui donne le détails de ce que comprennent les 2 tomes ainsi que sur un film complet de 1.40 sur le pélérinage de Vassiviere ou un film de 52 minutes sur un merveilleux musée "le village de l'Auvergnat".

Par avance merci d'avoir lu ce message jusqu'ici et enfin de me donner vos commentaires sur mes demandes et propositions.

Avec mes sentiments distingués.

Clarence Delauney

Tél 06 07 56 95 90

mercredi 27 septembre 2006

Un soir sur le Pavin

Quand tu parus soudain dans le soir incertain,

Le jour t'avais repris son reflet de lavande

Mais tu brillais d'argent dans l'ombre des sapins

Qui déversaient sur toi leur somptueuse offrande...


Comment douter encore en ouvrant tel écrin

De t'avoir découverte, ô perle des cratères ?

O merveille Pavin, dont l'azur tant serein

Cache le noir frisson des tréfonds du mystère.


Une sarcelle au loin jeta son cri d'effroi

Quand brusquement la nuit fondit sur ton enceinte,

Et dans mon corps monta cet indicible émoi

Des instants précurseurs de l'infaillible étreinte.


Une larme éternelle au creuset d'un volcan,

Eternellement froide au soleil de ce monde...

Et ces braises d'amour sur notre feu de camp :

Ce couple qui passait sur ton chemin de ronde...

Adrienne HENRY

mardi 26 septembre 2006

Scratch Coupe de France de la Montagne

FINALE DE LA COUPE DE FRANCE DE LA MONTAGNE 23 et 24 septembre 2006

SCRATCH

Clt N m Cond cte r ASA Cond Lic Cond Comité Marq e (Pos) Gro pe (Pos) Classe Temps Ecart 1. Montée 2. Montée 3. Montée

1 51 MALATESTE Chr stophe 09 14 21257 M d -Pyrénées NO MA M 20 2B (1) CM/ CN/ C3 (1) CN- 2 1'03" 52 1'05" 68 1'04" 26 1'03" 52

2 41 SCHATZ N colas 04 03 145328 Bourgogne- Franche Comté DALLA A 389 (1) D/ E (1) 1 1'04" 02 0" 50 1'05" 82 1'04" 21 1'04" 02

3 28 FA EY Ala n 14 21 12736 Ile de France MA TINI Mk 69 (2) D/ E (1) 2 1'04" 73 1" 21 1'07" 13 1'04" 98 1'04" 73

4 46 NEEL Henr 12 01 1540 Bretagne- Pays de Lo re OSELLA PA 20 (2) CM/ CN/ C3 (1) CN- 3 1'06" 03 2" 51 1'12" 07 1'06" 03 1'06" 12

5 36 PE IN Benoît 03 13 118017 Lorra ne- Alsace MA TINI Mk 69 (3) D/ E (2) 2 1'06" 73 3" 21 1'16" 23 1'06" 73 1'09" 31

6 33 MOIMEAU Dan el 11 06 39374 Po tou- Charentes EYNA D 923 (4) D/ E (3) 2 1'07" 01 3" 49 1'11" 57 1'07" 01 1'07" 64

7 19 T OMP oland 03 06 8874 Lorra ne- Alsace MA TINI Mk 79 (5) D/ E (1) F3B 1'07" 53 4" 01 1'14" 92 1'07" 53 1'08" 59

8 22 BAUD M chel 15 07 23696 Centre MA TINI Mk 73 (6) D/ E (1) F3A 1'08" 10 4" 58 1'12" 51 1'08" 10 1'08" 16

9 57 FOSSEY Patrick 13 03 19075 Normand e LOLA T 297 (3) CM/ CN/ C3 (1) C3- 2 1'08" 37 4" 85 1'12" 97 1'08" 96 1'08" 37

10 59 GOEH Y Jérém e 03 08 139443 Lorra ne- Alsace B EDA (4) CM/ CN/ C3 (2) C3- 2 1'08" 39 4" 87 1'14" 61 1'09" 26 1'08" 39

11 31 BEZINAUD Jean Lou s 11 10 19775 Po tou- Charentes DUQUEINE VG 5 (7) D/ E (4) 2 1'08" 55 5" 03 1'10" 48 1'11" 20 1'08" 55

12 34 MOYON Sylva n 12 04 44347 Bretagne- Pays de Lo re DALLA A 392 (8) D/ E (5) 2 1'08" 90 5" 38 1'10" 98 1'08" 90 1'09" 59

13 18 HOYEZ Bertrand 01 02 6631 Nord- P card e DALLA A 393 (9) D/ E (2) F3B 1'09" 52 6" 00 1'12" 32 1'09" 78 1'09" 52

14 29 DESLANDES M chel 13 14 17118 Normand e MA TINI Mk 56 (10) D/ E (6) 2 1'10" 15 6" 63 1'11" 84 1'10" 56 1'10" 15

15 20 CHOLLEY Patr ck 04 09 9465 Bourgogne- Franche Comté MA TINI Mk 73 (11) D/ E (3) F3B 1'10" 20 6" 68 1'14" 27 1'10" 20 1'10" 27

16 52 CA ITEY Gu llaume 04 09 30621 Bourgogne- Franche Comté NO MA M 20 (5) CM/ CN/ C3 (2) CN- 2 1'10" 30 6" 78 1'14" 21 1'11" 11 1'10" 30

17 23 GAUFILLET Cédr c 04 19 103406 Bourgogne- Franche Comté DALLA A F 389 (12) D/ E (4) F3B 1'10" 65 7" 13 1'13" 94 1'10" 65 1'10" 67

18 40 PETE 13 18 143563 Normand e A COBALENO Sport (13) D/ E (2) 1 1'11" 01 7" 49 1'13" 37 1'11" 01 1'11" 52

19 21 DUC OCQ Ph l ppe 13 09 11439 Normand e DALLA A 393 (14) D/ E (5) F3B 1'11" 20 7" 68 1'13" 00 1'11" 20 1'11" 73

20 25 BA BA A oger 01 12 5000 Nord- P card e DALLA A 923 (15) D/ E (6) F3B 1'11" 40 7" 88 1'16" 16 1'11" 91 1'11" 40

21 48 NEEL Sandr ne 12 01 1543 Bretagne- Pays de Lo re NO MA M 20 (6) CM/ CN/ C3 (3) CN- 2 1'11" 48 7" 96 1'13" 20 1'11" 48 1'11" 85

22 199 BU GEVIN Xav er 10 15 37815 Aqu ta ne JIDE (1) F2000/ FC (1) FC- 4 1'12" 81 9" 29 1'17" 01 1'14" 12 1'12" 81

23 42 MA TIN Jérôme 14 12 146431 Ile de France MA TINI Mk 49 (16) D/ E (3) 1 1'13" 04 9" 52 1'16" 52 1'13" 04

24 65 BE TON Bruno 15 05 14687 Centre P. .M Fun Boost (7) CM/ CN/ C3 (1) CM 1'13" 31 9" 79 1'16" 59 1'14" 13 1'13" 31

25 67 BE THEUIL V ncent 01 05 54492 Nord- P card e G.F. A Proto (8) CM/ CN/ C3 (2) CM 1'13" 32 9" 80 1'15" 97 1'13" 32 1'13" 84

26 61 DO EE Jean Yves 13 18 5843 Normand e G AC MT 14 S (9) CM/ CN/ C3 (1) C3- 1 1'13" 46 9" 94 1'16" 63 1'13" 48 1'13" 46

27 108 P AT chard 04 13 12029 Bourgogne- Franche Comté BMW M 3 (1) A/ FA (1) 4 1'13" 75 10" 23 1'18" 01 1'13" 75 1'15" 63

28 175 DUCLOS Jochen 13 09 9473 Normand e MAT A Djet (2) F2000/ FC (2) FC- 4 1'14" 10 10" 58 1'16" 11 1'14" 10 1'14" 31

29 177 LAFOSSE Laurent 17 22 18693 L mous n SIMCA CG MC (3) F2000/ FC (3) FC- 4 1'14" 82 11" 30 1'23" 02 1'15" 36 1'14" 82

30 38 GA NIE Jean Marc 13 05 9856 Normand e TECHNAUTO (17) D/ E (4) 1 1'14" 83 11" 31 1'17" 38 1'14" 83 1'15" 66

31 53 LAT EILLE Yann ck 16 10 53494 Auvergne EVO A A 001 (10) CM/ CN/ C3 (4) CN- 2 1'14" 88 11" 36 1'15" 12 1'16" 14 1'14" 88

32 16 PE EZ Eddy 14 29 158322 Ile de France MA TINI Mk 78 (18) D/ E (1) F 1'15" 12 11" 60 1'18" 79 1'15" 25 1'15" 12

33 15 MATEOS Jacques 02 02 53651 Champagne- Ardenne MYGALE F 98 (19) D/ E (2) F 1'15" 25 11" 73 1'19" 54 1'15" 84 1'15" 25

34 184 BUKOWSKI P erre 03 12 7478 Lorra ne- Alsace MA CADIE Barzoï (4) F2000/ FC (1) FC- 3 1'15" 39 11" 87 1'21" 24 1'15" 88 1'15" 39

35 192 ANNE Franck 13 09 8903 Normand e PEUGEOT 306 Xs (4) F2000/ FC (1) F2000- 4 1'15" 39 11" 87 1'23" 11 1'16" 45 1'15" 39

36 170 POINSIGNON Yann ck 03 05 57790 Lorra ne- Alsace CG B1200 (6) F2000/ FC (1) FC- 5 1'15" 48 11" 96 1'27" 05 1'15" 48 1'21" 89

37 58 PICAULT Jean P erre 12 01 20639 Bretagne- Pays de Lo re Barquette JPSFC (11) CM/ CN/ C3 (3) C3- 2 1'15" 74 12" 22 1'19" 43 1'15" 74 1'16" 44

38 62 PET US Ala n 15 07 16477 Centre A C MF 9 (12) CM/ CN/ C3 (2) C3- 1 1'16" 12 12" 60 1'17" 47 1'16" 12 1'16" 50

39 181 GUENA D Yann ck 02 07 115530 Champagne- Ardenne JIDE Proto (7) F2000/ FC (4) FC- 4 1'16" 22 12" 70 1'24" 27 1'16" 22 1'16" 88

40 135 MENA D Sébast en 15 01 20063 Centre MITSUBISHI Lancer Evo 7 (1) N/ FN (1) 5 1'16" 40 12" 88 1'16" 89 1'16" 40

41 109 DUVAL Den s 13 14 14831 Normand e BMW M 3 (2) A/ FA (2) 4 1'16" 56 13" 04 1'23" 54 1'16" 56 1'16" 68

42 142 PELAT Fab en 09 14 2962 M d -Pyrénées BMW M 3 (2) N/ FN (1) 4 1'16" 62 13" 10 1'21" 46 1'17" 13 1'16" 62

43 63 HE VE Gérald 12 01 126499 Bretagne- Pays de Lo re GE I B 10 (13) CM/ CN/ C3 (3) C3- 1 1'16" 70 13" 18 1'18" 26 1'17" 03 1'16" 70

44 103 OSSEL Frédér c 08 01 3954 Languedoc- ouss llon CATE HAM Super Seven (1) GT (1) 1 1'17" 52 14" 00 1'21" 70 1'19" 05 1'17" 52

45 114 BECUE Frédér c 01 02 6618 Nord- P card e ENAULT Cl o W ll ams (3) A/ FA (1) 3 1'17" 71 14" 19 1'23" 41 1'17" 71 1'17" 76

46 134 POPE Jean P erre 17 22 18695 L mous n BMW M 3 (3) N/ FN (2) 5 1'17" 71 14" 19 1'24" 72 1'17" 71 1'18" 77

47 110 POPE Er c 17 22 19926 L mous n BMW M 3 (4) A/ FA (3) 4 1'17" 72 14" 20 1'26" 47 1'17" 72 1'18" 11

48 202 THOLY Yves 16 13 71454 Auvergne SIMCA allye III (8) F2000/ FC (1) FC- 2 1'17" 90 14" 38 1'23" 00 1'18" 79 1'17" 90

49 174 SIMONNET odolphe 04 18 8332 Bourgogne- Franche Comté ALPINE A 110 (9) F2000/ FC (5) FC- 4 1'18" 01 14" 49 1'21" 54 1'18" 01 1'19" 28

50 141 CAILLOT Th erry 04 17 1858 Bourgogne- Franche Comté BMW M 3 (4) N/ FN (2) 4 1'18" 03 14" 51 1'27" 07 1'18" 03 1'18" 61

51 185 OSSI Dan el 16 07 14428 Auvergne TALBOT allye III (10) F2000/ FC (2) FC- 3 1'18" 26 14" 74 1'27" 83 1'18" 83 1'18" 26

52 117 GILBE T Jean M chel 01 06 53344 Nord- P card e ENAULT Cl o Max (5) A/ FA (2) 3 1'18" 40 14" 88 1'24" 40 1'18" 95 1'18" 40

53 138 DUPONT Th erry 13 08 37188 Normand e FO D Escort Cosworth (5) N/ FN (3) 5 1'18" 41 14" 89 1'23" 64 1'18" 41 2'14" 62

54 204 HE METEY M chel 03 14 122999 Lorra ne- Alsace SIMCA II (11) F2000/ FC (2) FC- 2 1'18" 53 15" 01 1'22" 10 1'20" 18 1'18" 53

55 115 OMO Dom n que 16 14 22192 Auvergne ENAULT 19 16v (6) A/ FA (3) 3 1'18" 68 15" 16 1'22" 24 1'19" 03 1'18" 68

56 178 HANGA D Laurent 14 05 22064 Ile de France JIDE Or g nal (12) F2000/ FC (6) FC- 4 1'18" 95 15" 43 1'24" 51 1'18" 95 1'18" 99

57 183 CO BIE Jean Luc 08 01 3722 Languedoc- ouss llon ENAULT Cl o S (13) F2000/ FC (2) F2000- 4 1'18" 98 15" 46 1'25" 13 1'19" 43 1'18" 98

58 176 LENOI Th erry 13 05 13287 Normand e PEUGEOT 306 Daltoner (13) F2000/ FC (2) F2000- 4 1'18" 98 15" 46 1'24" 08 1'18" 98 1'19" 45

59 195 METIVIE Jean P erre 07 26 3679 Provence- Côte d'Azur SIMCA II (15) F2000/ FC (1) F2000- 2 1'19" 05 15" 53 1'24" 77 1'21" 25 1'19" 05

60 136 MAUGY Joel 13 09 22468 Normand e BMW M 3 (6) N/ FN (4) 5 1'19" 29 15" 77 1'25" 22 1'19" 29 1'21" 27

61 201 CASSIE Anto ne 02 04 57192 Champagne- Ardenne CIT OEN AX Sport (16) F2000/ FC (2) F2000- 2 1'19" 50 15" 98 1'26" 24 1'20" 03 1'19" 50

62 191 NOUET Math eu 13 14 156191 Normand e SIMCA II (17) F2000/ FC (3) FC- 3 1'19" 53 16" 01 1'23" 17 1'20" 10 1'19" 53

63 124 DU ASSIE Samuel 11 10 38540 Po tou- Charentes CIT OEN Saxo Vts 16s (7) A/ FA (1) 2 1'19" 56 16" 04 1'23" 67 1'19" 63 1'19" 56

64 151 MAGGI Ph l ppe 10 09 18473 Aqu ta ne HONDA C v c (7) N/ FN (1) 3 1'19" 88 16" 36 1'23" 41 1'19" 88 1'20" 83

65 172 MABILLEAU M chel 15 05 6762 Centre ALPINE A 310 (18) F2000/ FC (7) FC- 4 1'19" 99 16" 47 1'24" 40 1'19" 99 1'23" 17

66 173 HUBE T Mart ne 13 05 6974 Normand e ENAULT Mégane (19) F2000/ FC (4) F2000- 4 1'20" 05 16" 53 1'26" 47 1'20" 05 1'23" 44

67 123 CAUCHY Jack e 01 02 9355 Nord- P card e CIT OEN Saxo Vts (8) A/ FA (2) 2 1'20" 20 16" 68 1'20" 20 1'22" 15

68 157 LE BIHAN Stéphane 12 01 38728 Bretagne- Pays de Lo re ENAULT Cl o Toyo (8) N/ FN (2) 3 1'20" 32 16" 80 1'24" 96 1'20" 32 1'25" 83

69 150 EH HA DT Yves 03 18 13563 Lorra ne- Alsace HONDA C v c (9) N/ FN (3) 3 1'20" 45 16" 93 1'24" 17 1'20" 45 1'24" 78

70 146 SAGOT Flav en 11 10 32097 Po tou- Charentes BMW M 3 (10) N/ FN (3) 4 1'20" 55 17" 03 1'30" 80 1'20" 55

71 156 LABU E Dav d 01 02 37713 Nord- P card e ENAULT Cl o W ll ams (11) N/ FN (4) 3 1'20" 60 17" 08 1'22" 83 1'20" 60 1'23" 15

72 159 LEBOUBE Thomas 03 04 94337 Lorra ne- Alsace ENAULT Cl o W ll ams (12) N/ FN (5) 3 1'20" 72 17" 20 1'24" 04 1'20" 72 1'24" 32

73 189 ESTU ILLO Anto ne 05 02 70365 hône- Alpes HONDA C v c Vt (20) F2000/ FC (1) F2000- 3 1'20" 88 17" 36 1'29" 08 1'20" 88 1'21" 25

74 152 MOUQUET Benoît 09 14 25722 M d -Pyrénées ENAULT Cl o S (13) N/ FN (6) 3 1'21" 23 17" 71 1'24" 78 1'21" 23 1'23" 17

75 145 MONTAGNE Dany 02 02 26852 Champagne- Ardenne ENAULT 5 GT T (14) N/ FN (4) 4 1'21" 32 17" 80 1'21" 99 1'21" 32

76 154 CHA BONNIE Jean Luc 17 22 29427 L mous n ENAULT Cl o W ll ams (15) N/ FN (7) 3 1'21" 54 18" 02 1'25" 43 1'21" 54 1'25" 74

77 116 MOIMEAU Matth eu 11 06 38464 Po tou- Charentes ENAULT Mégane (9) A/ FA (4) 3 1'21" 56 18" 04 1'33" 93 1'21" 62 1'21" 56

78 125 GALLOT Frédér c 13 14 42225 Normand e PEUGEOT 206 XS (10) A/ FA (3) 2 1'21" 66 18" 14 1'24" 94 1'21" 70 1'21" 66

79 197 ICHA DEAU Pascal 15 07 14736 Centre SIMCA III (21) F2000/ FC (3) FC- 2 1'21" 85 18" 33 1'29" 86 1'21" 85

80 126 TO ES Cédr c 13 07 120615 Normand e PEUGEOT 106 S16 (11) A/ FA (4) 2 1'21" 93 18" 41 1'26" 92 1'23" 38 1'21" 93

81 144 DUP AT Jean Marc 04 03 21004 Bourgogne- Franche Comté BMW M 3 (16) N/ FN (5) 4 1'22" 00 18" 48 1'25" 54 1'22" 00 1'22" 08

82 188 LAND E Claude 15 04 41019 Centre PEUGEOT 106 (22) F2000/ FC (2) F2000- 3 1'22" 25 18" 73 1'30" 10 1'22" 25

83 153 DE E Pascal 16 03 28799 Auvergne ENAULT Cl o W ll ams (17) N/ FN (8) 3 1'22" 27 18" 75 1'24" 89 1'22" 27 1'23" 52

84 147 PE IN Gérald 03 13 128116 Lorra ne- Alsace ENAULT 5 GT T (18) N/ FN (6) 4 1'22" 95 19" 43 1'22" 95 1'23" 42

85 198 CHA VAUX Claude 02 02 21330 Champagne- Ardenne SIMCA III (23) F2000/ FC (4) FC- 2 1'23" 06 19" 54 1'31" 21 1'23" 06

86 106 BANAZIAK Patr ck 14 11 55613 Ile de France SUBA U Impréz a GTT (12) A/ FA (1) 5 1'23" 07 19" 55 1'26" 74 1'23" 07 1'23" 31

87 118 HYVE Gu llaume 13 14 114068 Normand e PEUGEOT 309 16S (13) A/ FA (5) 3 1'23" 40 19" 88 1'25" 75 1'23" 57 1'23" 40

88 158 FLEU Y Anthony 13 14 43007 Normand e ENAULT Cl o W ll ams (19) N/ FN (9) 3 1'23" 43 19" 91 1'29" 60 1'23" 43 1'30" 09

89 200 BELLOUA D oland 12 06 48172 Bretagne- Pays de Lo re SIMCA III (24) F2000/ FC (5) FC- 2 1'23" 89 20" 37 1'23" 89

90 196 MA CHAND Dom n que 03 05 8650 Lorra ne- Alsace SIMCA 1000 (25) F2000/ FC (3) F2000- 2 1'23" 98 20" 46 1'29" 73 1'24" 39 1'23" 98

91 190 ETIE Math eu 11 10 155137 Po tou- Charentes CIT OEN Saxo Vts (26) F2000/ FC (3) F2000- 3 1'24" 15 20" 63 1'28" 93 1'24" 15 1'24" 55

92 161 KE D AON Cyrille 01 02 113405 Nord- P card e CIT OEN Saxo Vts (20) N/ FN (1) 2 1'24" 77 21" 25 1'27" 59 1'24" 77 1'56" 77

93 162 GIBE T Guillaume 14 29 123596 Ile de France PEUGEOT 106 allye (21) N/ FN (2) 2 1'24" 86 21" 34 1'24" 86 1'25" 22 2'26" 47

94 143 VALLA Er c 06 06 4664 Corse BMW M 3 (22) N/ FN (7) 4 1'24" 89 21" 37 1'27" 34 1'27" 01 1'24" 89

95 388 LAND E Jul e 15 04 133619 Centre PEUGEOT 106 ALLYE (27) F2000/ FC (4) F2000- 3 1'24" 91 21" 39 1'33" 43 1'24" 91

96 168 CO BEIL Em l en 03 04 147428 Lorra ne- Alsace PEUGEOT 106 allye (23) N/ FN (1) 1 1'24" 95 21" 43 1'33" 16 1'24" 95 1'28" 41

97 149 MATEOS Sébast en 02 02 11781 Champagne- Ardenne ENAULT 5 GTT (24) N/ FN (8) 4 1'25" 54 22" 02 1'25" 54 1'26" 06

98 167 PAPIN Jérôme 04 20 125259 Bourgogne- Franche Comté PEUGEOT 205 allye (25) N/ FN (2) 1 1'25" 85 22" 33 1'29" 60 1'25" 85 1'29" 53

99 130 LAND E Chr stophe 15 04 111161 Centre PEUGEOT 205 allye (14) A/ FA (1) 1 1'26" 75 23" 23 1'26" 75

100 164 HOUILLON Frédér c 16 02 21792 Auvergne PEUGEOT 106 allye (26) N/ FN (3) 1 1'26" 93 23" 41 1'32" 72 1'26" 93 1'40" 26

101 127 MA INESCU Jean 14 26 130636 Ile de France CIT OEN Saxo Vts (15) A/ FA (5) 2 1'27" 53 24" 01 1'30" 50 1'30" 62 1'27" 53

102 129 GAUDY Stéphane 01 05 53799 Nord- P card e PEUGEOT 205 allye (16) A/ FA (2) 1 1'27" 57 24" 05 1'30" 03 1'28" 84 1'27" 57

103 131 LAFAYE e nold 14 12 35370 Ile de France PEUGEOT 106 allye (17) A/ FA (3) 1 1'28" 11 24" 59 1'30" 90 1'28" 11 1'29" 33

104 111 PELLICIOLI Bruno 06 06 53560 Corse BMW 325 (18) A/ FA (4) 4 1'29" 62 26" 10 1'32" 81 1'29" 62 1'31" 72

105 205 PACHECO Teddy 02 07 158736 Champagne- Ardenne CIT OEN AX Gt (28) F2000/ FC (4) F2000- 2 1'30" 96 27" 44 1'40" 20 1'31" 22 1'30" 96

106 165 SEY AL Ph l ppe 10 04 43835 Aqu ta ne CIT OEN AX Sport (27) N/ FN (4) 1 1'31" 97 28" 45 1'37" 66 1'31" 97 1'36" 52

107 155 LEVEQUE Patr ck 10 09 30659 Aqu ta ne OPEL Astra (28) N/ FN (10) 3 1'37" 56 34" 04 1'40" 55 1'37" 56 1'39" 21

Abandons manche 1

 194 BELLEGUEULLE  enaud 01  05 155736 Nord- P card e CIT OEN  AX  Sport   F2000/ FC   F2000- 2

Hors Co rse manche 3

 137 HUMBERT  Noël 04  09 31413 Bourgogne- Franche  Comté NISSAN  Gt     N/ FN   5

vendredi 22 septembre 2006

Auvergne

Auvergne ! J'aime en toi le pays du mystère,

De ce brasier secret couvé par tes volcans,

De ces massives croix, de ces beaux sanctuaires

Qui portent ton passé modelé dans leurs flancs !


Mes lèvres ont goûté l'âpreté de tes neiges,

Sur ma peine est tombé le calme de tes bois

D'où jaillissait pourtant l'éblouissant arpège

De ton vent des sommets, ce gerfaut aux abois !


Puis quand tous les genêts s'allumaient sur tes pentes,

Délivrant tes seins purs des glaces de l'hiver,

J'ai vu naître l'azur en tes vasques dormantes

Et retomber la neige, en fleurs, sur tes prés verts.


Je rêve d'une foi dont tu as les messages,

Je rêve d'un espoir mûri dans tes saisons !

Je rêve d'un amour, comme un plateau sauvage

D'où l'on voir le Sancy déchirer l'horizon...


Adrienne HENRY

vendredi 15 septembre 2006

Dites le avec des fleurs

Bienvenue. Fleuriste & expert en communication commerciale ?

Un nouveau commerçant vient de s'installer à La Bourboule dans la rue des frères Rozier.
Sa boutique s'appelle "Pollen".
Drôle d'idée dans la station des allergiques...au pollens.

Réservez lui vos achats. Tel : 04 73 81 05 98

mardi 12 septembre 2006

Engagés Le Limonest 2006

N° Concurrent Nat. Véhicule Gp/Cl Heure convoc.

182 HAUF F Simca RALLYE II FC 1 S 8h45

181 ROUTIN Stephane F Simca RALLYE 3 FC 1 S 8h15

180 GALIUSSI Stephe F Simca RALLYE 2 FC 1 V 17h45

179 ARMION Franck F Simca CG FC 1 V 16h15

178 AMEDEO Lionel Fl Simca RALLYE 3 FC 1 V 16h15

177 GUIRONNET Pierre F Simca CG FC 1 S 8h30

176 RENZACCI Philippe F Simca RALLYE 2 FC 1 S 8h15

175 BREYSSE Frédéric F JIDE 2L FC 2 V 17h45

174 VILLE Jacques F Talbot SAMBA FC 2 V 17h15

173 BARDIN Patrick F Opel CITY MAXI FC 2 V 18h00

172 BLANCHARD Bruno F Ford RS 2000 FC 2 S 8h30

171 CARPINELLI Alain F Simca Rally II FC 2 S 7h30

170 ARVET Christian F Simca RALLY 3 FC 2 V 18h15

169 PERRIN Philippe F CG FC 2 S 7h30

168 ASSENAULT Fred F Simca RALLYE 2 FC 2 V 18h30

167 MOLINA Jérôme F Peugeot 205 GTI F2 1 S 7h45

166 GIRAUD Christophe F Peugeot 205 RALLYE F2 1 S 8h30

165 VOLATIER Cyril F Peugeot 205 RALLYE F2 1 V 18h30

164 GERARD J. Francois F Honda F2 1 S 8h30

163 DUMAS Serge F Peugeot F2 1 V 16h30

162 NOYEL Ludovic F Volkswagen F2 2 V 17h00

161 BENAT Remy F Renault CLIO F2 2 V 19h00

160 VALERE Yannick F Peugeot 205 GTI FN 2 V 18h30

159 MARCON Guy F Peugeot 306 XSI F2 2 V 18h45

158 BARBOT Fred F Peugeot 306 S16 F2 2 V 18h45

157 VIOUGEAS Paul F F2 2 V 17h00

156 FILIPPI Toussaint F JIDE J40 TURBO FC 3 S 8h45

155 PREVOT J-Pierre F Porsche RSR FC 3 V 16h30

154 NANTET Gilles F Porsche 911 SC FC 3 S 7h45

153 DEMARE Christophe Citroën AX N 1 V 18h15

152 DEMARE Mickael F Citroën AX SPORT FN 1 V 18h15

151 MAJEUR Raphaël F Citroën AX SPORT FN 1 V 18h45

150 SANGOUARD Guillaume F Citroën AX GTI FN 1 V 17h00

149 KAZMIERSKI Phil F Peugeot 106 S16 N 2 S 8h45

148 RANCON Ludovic F ESCORT COSWORTH FN 2 S 8h15

147 DEMARE Daniel F Honda INTERGRA TYPE R FN 2 V 18h15

146 CLAUDEPIERRE J Noël F Honda CIVIC VTI FN 2 S 7h30

145 MAGGI Philippe F Honda Civic Type R N 3 S 8h00

144 BALLANDRAT Phil F Renault CLIO 16 S FN 3 V 19h00

143 BRUN Olivier F BMW FN 3 V 16h15

142 BERROT Christophe F Ford ESCORT COSWORTH FN 3 V 16h30

141 GILLET Dominik F BMW M3 E36 FN 3 V 18h45

140 NICOLLE Olivier F BMW M3 FN 3 V 16h45

139 GILLET F F BMW M3 FN 3 V 18h45

138 EYRAUD Franck F Ford ESCORT COSWORTH FN 3 V 19h00

137 BABY Rémi F BMW M3 FN 3 V 17h30

136 MENARD Sébastien F Mitsubishi LANCER EVO 7 N 5 S 7h45

135 THIEBAUD Patrick F Peugeot 205 RALLYE FA 1 V 18h30

134 VERICEL Franck F Peugeot 206 FA 2 V 18h30

133 SAUNIER Julien F Peugeot 206 XS FA 2 V 17h30

132 DIAZ Matthieu F Peugeot 106 RALLYE FA 2 V 16h30

131 BURTIN F Honda INTEGRA FA 2 S 8h00

130 DURASSIER Samuel F Citroën SAXO VTS FA 2 V 19h00

129 DAMBREVILLE Fred F Renault CLIO 16S FA 2 V 18h15

128 HAENN Laurent F Alfa Roméo 155 FA 3 V 17h30

127 CANNATA Robert F JIDE MAXI FC 2 V 18h00

126 GUIGNARD Alain F Ford Escort Cosworth FA 3 S 8h30

125 GLEY Jean-Pierre F Ford ESCORT COSWORTH FA 3 V 17h45

124 PAYET Michel F BMW M3 FA 3 V 17h45

123 MARCELINO Jacky F Opel VECTRA FA 3 V 17h00

122 GLEY Michaël F Renault CLIO FA 3 V 17h45

121 COURROYE Michel F Hommell RS2 GT 1 V 18h15

120 WALTER Didier F Lotus Exige GT 1 V 19h00

119 VUILLAUME Domi F Porsche 964 RSR GT 2 V 18h30

118 PRUDENT Michael F Peugeot 205 RALLYE FA 1 V16h45

117 GYSLER Fred CH Porsche 996 GT3 GT 2 V 18h45

115 SANTARELLI Fernand F Porsche 959 RSR TURBO FC 3 S 7h45

111 SANTARELLI Fred F Porsche 993 4TC GT 2 S 7h45

107 LAMISCARE Michel F BMW Z 3 GT 2 S 8h15

105 JANNY Jerome F Seat LEON CUPRA N 3 V 17h30

104 FRITSCH Jean Luc F Peugeot 306 KIT CAR FA 2 V 16h30

103 SOUTRENON GeorgesF Porsche 996 GT3 GT 2 V 17h30

102 COLLIN Frederic F BMW M3 FA 3 S 8h00

79 BARBE Bernard F PRM FUN BOOST CM 1 V 16h15

78 BILLARD Armand F GFA R 420 GT CM 1 S 8h30

77 ROMULUS Bruno F P.R.M. CM 1 S 7h45

76 ALLOIN Christian F GFA CM 1 V 18h00

75 CHENEVAS Franck F GFA R420 CM 1 S 8h00

74 BUFFIN Eric F Luchini CM 2 S 8h00

73 FERRETTI Pascal F Merlin PROTO CM 2 V 16h30

72 CARBONE J-Claude F Merlin CM 2 V 18h00

71 BERRAUDIER GuillaumeF Martini MK 49 DE 1 V 16h45

70 KISS Sylvie F Martini MK 49 E DE 1 V 17h30

69 PERRAUD Alain F LE GALLEN DE 1 V 17h15

68 JOSSERAND J-JacquesF MEP DE 1 V 17h15

67 CHABIN Sébastien F Suzuki L.A.B. DE 1 S 8h00

66 WIJCKMANS JeromeF Ford RF 84 DE 1 V 17h15

65 DELORME Bruno F MARCH MARCH DE 1 S 7h45

64 CHALOT Frederic F Dallara F2 DE 2 V 16h45

63 HABERER Vincent F LOLA T88 50 DE 2 S 8h30

62 PRUDENT Geraldine F Martini A2C DE 2 V 16h15

61 BROSSEAU Thierry F Reynard 890 DE 2 V 18h15

60 COQUET Daniel F Martini T02C DE 2 V 16h30

59 BERNEY Damien F Dallara DE 2 V 16h15

58 KRAFFT Stephane F Dallara 388 DE 2 S 8h45

57 AUGUSTO Olivier F Dallara 396 DE 2 V 18h00

56 HERRIAU Arnaud F Reynard 903 DE 2 S 8h45

55 PAPILLAT Serge F Martini MK 42 DE 2 S 7h30

54 BUREAU Pierre Alain F Reynard DE 2 S 8h00

53 GUITTONNEAU Laurentuis FFUZEAU Jean LouisDallara 389 DE 3 V 17h45

50 BADY Eric F Dallara 389 DE 3 V 17h30

49 RAGA Laurent F Dallara F 395 DE 3 V 16h45

48 BARNES Duncan GB Dallara F301 DE 3 V 19h00

47 MARIANI Joël F TATUUS FR 2000 DE 3 V 17h00

46 GERUS Noelie F Dallara F 395 DE 3 V 17h45

45 BERREUR Olivier F Dallara F 396 DE 3 V 19h00

44 SAPIN Marcel F Martini MK 80 DE 3 V 17h30

43 ALLAIS Daniel F Reynard 91 DE 3 V 18h00

42 BOUVIER Jacky F Dallara F 399 DE 4 V 16h45

41 PAIN Claude F Dallara 396 OPEL DE 4 V 17h15

40 LOMBARDO Antoine F Reynard 94 B DE 5 V 18h45

39 REYNAUD Ténérence F norma M20 CM CM 1 V 16h45

38 NEVEU Jean Louis F Reynard 93 D DE 5 V 17h00

37 SCHATZ Nicolas F Dallara 389 DE 2 V 18h30

35 RITCHEN Billy F TATUUS FR 2000 DE 3 S 8h15

34 NUGUET Paul F TATUUS FR 2000 DE 3 V 17h15

33 FOROT Michael F TATUUS FR 2000 EVO4 DE 3 S 8h45

32 CANTE Cecile F Dallara F3 DE 3 V 18h00

31 CARBONE Pascale F Dallara 393 DE 3 V 18h00

27 CANNATA Franck F OSELLA PA 20 S CM 3 V 18h00

26 THOMAS Raynald F Martini MK 79 DE 4 V 17h30

25 BOUCHE Benoit F Dallara F 399 DE 4 S 8h45

24 COLOMEDA Alain F Dallara 303 DE 3 V 18h15

21 BASSORA Daniel F Norma M 20 CM 3 V 18h00

18 VIARINO Gérard F LOLA T96/50 DE 5 V 18h30

17 NEVEU Anthony F Ralt RT 23 DE 5 V 17h00

14 FRANTZ Fabien F Reynard 95 D DE 5 V 17h15

9 LHERMET Roger F Scora AMD FC 3 V 17h45

7 DOSIERES Francis F BMW 320 FA 3 V 16h45

6 FRANTZ Cyrille F OSELLA PA 20 S CN 17 V 17h00

5 PETIT Sébastien F Reynard 95 D DE 5 V 18h15

4 PERNOT Eric F OSELLA PA 20 S CN 17 V 17h15

3 CASTELLANA Alain F CASTELLANA Alain norma M 20 CN 17 V 16h15

1 REGAL Lionel F REGAL Lionel Reynard 95 D DE 5 V 17h00

           National				V.H.C	

N° Concurrent Nat. Pilote Véhicule Gp/Cl Heure convoc.

236 VANEL Jean F DB RACER MONOMILL V 17h45

235 FILIPUTTI Mario F BMW 1600 TI S 8h00

234 BERTHET Alain F Fiat ABARTH 1000 TC V 17h15

233 MIGLIORATI Gerard F Renault R12 GORDINI V 17h30

232 MALSOT Alain F Volvo AMAZON 122S S 8h15

231 NOWACZYK J Pierre F Volvo AMAZONE S 8h30

230 GUELPA Roger F Porsche 911 SC S 8h15

229 BARONE Didier F Chevrolet CORVETTE V 17h15

228 BESCH Gerard F JPE FR 81 V 17h15

227 DUCHENAUD Jean F BMW 2002 S 8h00

226 FILHINE TRESSARRIEU Eric F MG MIDGET S 8h00

225 JORDAN Michel F Ford ESCORT RS 2000 S 8h15

224 MAGRO Gerard F CG 548 SPIDER S 8h15

223 MATHES J Claude F Alfa Roméo GT VELOCE 2000 S 8h30

222 PAUGET Pascal F Porsche 911 2.7 V 17h30

221 TORCAT Michel F Porsche Carrera V 17h45

220 SCHYRR Marc Andre F Alfa Roméo GTV 2000 V 17h45

219 WITTNER J Claude Fe Renault R8 Gordini V 17h45

218 VERMARE Guy F Alpine A310

217 CURSOUX Gilles F Simca RALLYE S 7h45

216 CAYRIER Bernard F LE GALLEN LL G8 S 7h45

215 FOURNIER Pierre Michel F MEP X27 S 8h15

214 MICHON René F De Tomaso Pantera S 8h30

213 MOEGLEN Pierre F Alpine 1300 V 17h30

212 PARDON Jean Marc F BMW 2002 TI S 8h30

211 SPORTAMTICHE PASSIO I ENNIO Moro Opel KADETT GTE S 8h00

210 DUCHAMP Philippe F MINI COOPER S 7h45

209 PRATLONG Michel F Porsche 911 S V 17h45

208 CURNILLON J Pascal F Opel MANTA S 7h45

207 GEORGE Richard F CHEVRON B 19 V 17h00

206 BONVARLET Chris F MARCH FRE V 17h15

205 HARRATT Simon GB MARCH 71 B V 17h00

204 HARRATT Jane GB BRABHAMM BT 21B V 17h00

203 BUESS Kurt CH BRABHAM V 17h30

202 GUE Michel F Martini MK 30 V 17h00

201 PONT Vincent F VAN DIEMEN RF 81 V 17h30

lundi 11 septembre 2006

Botanique

"La plus belle des roses finit toujours gratte-cul."

Le Mascaret

L'auvergnat a toujours su se vendre et vendre ses produits.
Pourtant, l'Auvergne ne sait pas se vendre.



Elle n'a pas la notoriété qu'elle mérite malgré ses atoûts naturels et la diversité de ses paysages.

Des efforts sont entrepris par différentes entités locales, départementales, régionales et autres associations...Peut-être trop de saupoudrage finalement.

Clivages politiques, professionnels, humains ?

Manque de communication entre tous les acteurs, c'est certain.

Manque de communications et d'infrastructures routières, ferroviaires ou fluviales ?

On a bien le MASCARET qui tente de faire remonter de l'océan quelques surfeurs mais il n'a jamais pu dépasser Génissac sur La Dordogne.

Ils empruntent dorénavant l'A89. Ouf !

Et ils reviennent parce que c'est beau l'Auvergne.

dimanche 10 septembre 2006

Un indien dans la ville de la bourboule

La 29ème foire internationale de Cournon a ouvert ses portes hier samedi pour 10 jours avec pour thème cette année l'AMAZONIE.
La Bourboule a reçu aussi ses indiens cet été.

UN INDIEN (à gauche)




samedi 9 septembre 2006

Louis Aragon

Poeme à cracher dans les ruines
Tous deux crachons tous deux
Sur ce que nous avons aimé
Sur ce que nous avons aimé tous deux
Si tu veux car ceci tous deux
Est bien un air de valse et j'imagine
Ce qui passe entre nous de sombre et d'inégalable
Comme un dialogue de miroirs abandonnés
A la consigne quelque part Foligno peut-être
Ou l'Auvergne la Bourboule
Certains noms sont chargés d'un tonnerre lointain
Veux-tu crachons tous deux sur ces pays immenses
Où se promènent de petites automobiles de louage
Veux-tu car il faut que quelque chose encore
Quelque chose
Nous réunisse veux-tu crachons
Tous deux c'est une valse
Une espèce de sanglot commode
Crachons crachons de petites automobiles
Crachons c'est la consigne
Une valse de miroirs
Un dialogue nulle part
Ecoute ces pays immenses où le vent
Pleure sur ce que nous avons aimé
L'un d'eux est un cheval qui s'accoude à la terre
L'autre un mort agitant un linge l'autre
La trace de tes pas Je me souviens d'un village désert
A l'épaule d'une montagne brûlée
Je me souviens de ton épaule
Je me souviens de ton coude
Je me souviens de ton linge
Je me souviens de tes pas
Je me souviens d'une ville où il n'y a pas de cheval
Je me souviens de ton regard qui a brûlé
Mon coeur désert un mort Mazeppa qu'un cheval
Emporte devant moi comme ce jour dans la montagne
L'ivresse précipitait ma course à travers les chênes martyrs
Qui saignaient prophétiquement tandis
Que le jour faiblissait sur des camions bleus
Je me souviens de tant de choses
De tant de soirs
De tant de chambres
De tant de marches
De tant de colères
De tant de haltes dans des lieux nuls
Où s'éveillait pourtant l'esprit du mystère pareil
Au cri d'un enfant aveugle dans une gare-frontière
Je me souviens

Je parle donc au passé Que l'on rie
Si le coeur vous en dit du son de mes paroles
Aima Fut Vint Caressa
Attendit Epia les escaliers qui craquèrent
0 violences violences je suis un homme hanté
Attendit attendit puits profonds
J'ai cru mourir d'attendre
Le silence taillait des crayons dans la rue
Ce taxi qui toussait s'en va crever ailleurs
Attendit attendit les voix étouffées
Devant la porte le langage des portes
Hoquet des maisons attendit
Les objets familiers prenaient à tour de rôle
Attendit l'aspect fantômatique Attendit
Des forçats évadés Attendit
Attendit Nom de Dieu
D'un bagne de lueurs et soudain
Non Stupide Non
Idiot
La chaussure a foulé la laine du tapis
Je rentre à peine
Aima aima aima mais tu ne peux pas savoir combien
Aima c'est au passé
Aima aima aima aima aima
0 violences


Ils en ont de bonnes ceux
Qui parlent de l'amour comme d'une histoire de cousine
Ah merde pour tout ce faux-semblant
Sais-tu quand cela devient vraiment une histoire
L'amour
Sais-tu
Quand toute respiration tourne à la tragédie
Quand les couleurs du jour sont ce que les fait un rire
Un air une ombre d'ombre un nom jeté
Que tout brûle et qu'on sait au fond
Que tout brûle
Et qu'on dit Que tout brûle
Et le ciel a le goût du sable dispersé
L'amour salauds l'amour pour vous
C'est d'arriver à coucher ensemble
D'arriver
Et après Ha ha tout l'amour est dans ce
Et après
Nous arrivons à parler de ce que c'est que de
Coucher ensemble pendant des années
Entendez-vous
Pendant des années
Pareilles à des voiles marines qui tombent
Sur le pont d'un navire chargé de pestiférés
Dans un film que j'ai vu récemment
Une à une
La rose blanche meurt comme la rose rouge
Qu'est-ce donc qui m'émeut à un pareil point
Dans ces derniers mots
Le mot dernier peut-être mot en qui
Tout est atroce atrocement irréparable
Et déchirant Mot panthère Mot électrique
Chaise
Le dernier mot d'amour imaginez-vous ça
Et le dernier baiser et la dernière
Nonchalance
Et le dernier sommeil Tiens c'est drôle
Je pensais simplement à la dernière nuit
Ah tout prend ce sens abominable
Je voulais dire les derniers instants
Les derniers adieux le dernier soupir
Le dernier regard
L'horreur l'horreur l'horreur
Pendant des années l'horreur
Crachons veux-tu bien
Sur ce que nous avons aimé ensemble
Crachons sur l'amour
Sur nos lits défaits
Sur notre silence et sur les mots balbutiés
Sur les étoiles fussent-elles
Tes yeux
Sur le soleil fût-il
Tes dents
Sur l'éternité fût-elle
Ta bouche
Et sur notre amour
Fût-il
TON amour
Crachons veux-tu bien ?

jeudi 7 septembre 2006

Le tramway de La Bourboule


Il a fonctionné de 1904 à 1914.

La source Clémence à la bourboule


Elle a disparu...


On allait y prendre les eaux.

A dos d'âne.

Le thermalisme au XIXeme siècle

Les réseaux d'investissement dans le thermalisme au XIXe siècle en France Jérôme PENEZ, professeur agrégé d'histoire, docteur en histoire contemporaine jpenez@wanadoo.fr

Le XIXe siècle est le siècle de la " fièvre thermale " en France. Pour

permettre cet extraordinaire développement, l'argent est nécessaire. La

station thermale apparaît comme un eldorado où la fortune est à portée de la

main. Cette fortune n'est pourtant pas si facile à obtenir, la gestion thermale

est ingrate, et les centaines de villes d'eaux françaises ne peuvent pas toutes

obtenir un succès comparable à celui de Vichy ou d'Aix-les-Bains. Le

thermalisme français est diversité, diversité dans les réussites, diversité dans

les types de gestion (de la gestion étatique à la gestion privée), diversité dans

sa fréquentation, diversité dans ses périodes de développement, diversité dans

les moyens de son financement. Etudier l'importance ou au contraire la rareté

des réseaux d'investissement dans le thermalisme permet de lever une partie du

voile de l'histoire encore bien mystérieuse des villes d'eaux françaises.




" J'ai prévu les constructions suivantes :

1°) Un petit bâtiment de type industriel, où se feraient l'arrivée principale de

l'eau, la mise en bouteilles, les diverses opérations commerciales et

administratives.

2°) Non loin de là, un pavillon de dégustation, entouré d'un jardin. (...)

3°) Un hôtel de cent vingt chambres, d'un joli style moderne avec restaurant et

bar, donnant sur ce jardin.

4°) De l'autre côté du jardin, et relié à l'hôtel par une galerie vitrée,

l'établissement de bains et douches. Voilà ce que j'appellerai les constructions

de première zone. Celles qui sont rigoureusement indispensables. (...)

Le coût de ces constructions ? Un devis, évidemment, très approximatif, (...) le

fait ressortir à sept cent milles francs. (...) Je crois que la source a une

valeur. Mais il n'est pas raisonnable d'en attendre des miracles. Il dépend de

nous que de toute façon l'affaire ne soit pas mauvaise. Comment cela ? En

faisant de la source une raison d'être honorable, le point d'attraction autour

duquel nous développerons un pays de villégiature. (...) Le site et les environs

sont plaisants. Une petite ville d'agrément à l'usage de la région parisienne

peut y pousser aussi bien qu'ailleurs. Il suffit qu'elle trouve un peu plus de

motifs de prendre racine là qu'ailleurs. Ce léger supplément de motifs (...) c'est

notre source qui est appelée à le fournir.

Il est normal que vous vous demandiez quel intérêt propre je poursuis. Aucun

qui soit indépendant des vôtres.

Comme je crois à l'avenir de cette affaire, je veux ne rien devoir qu'à son

succès. Je ne vous demande donc ni de me racheter mes options, ni de me payer

des commissions, ni même de me rembourser mes frais. Tout ce que j'ai en

mains, je le verse à la constitution de la Société.

L'apport n'est pas négligeable, je le sais. J'espère que vous m'offrirez un

siège au Conseil, parce que je crois que je l'ai mérité, et que je puis y rendre

des services. Voilà, messieurs. A vous de décider "

Ainsi s'exprime Haverkamp, l'un des héros des Hommes de bonne volonté de

Jules Romains, dans un discours prononcé devant des actionnaires potentiels de

la société qu'il envisage de fonder pour gérer la future station thermale de la

Celle-les-Eaux, en région parisienne. Haverkamp n'est pas jusqu'alors un

spécialiste de la " gestion thermale ", il n'a même jamais dirigé d'entreprises ;

la source dont il est question il ne l'a pas découverte, elle existait déjà. La

source d'eau minérale n'est pas pour lui un moyen de soulager les souffrances

d'autrui, ni le moyen de développer l'activité des populations qui habitent à

proximité, ce qu'il recherche c'est la rentabilité et la reconnaissance de ses

qualités dans le milieu des affaires, de ses capacités de gestionnaire. Tout "

naturellement ", Haverkamp décide de créer une société " capitaliste ". Au

début du XXe siècle, à l'époque où se déroule l'action du roman de Jules

Romains, le recours au capitalisme et à des actionnaires est la meilleure

solution pour créer une entreprise, celle qui apparaît être la plus " logique ".

Bien sûr, si Haverkamp avait disposé de suffisamment d'argent peut-être

n'aurait-il pas eu besoin de faire appel à d'autres capitaux que les siens, mais

la présence d'autres financiers permet de minimiser les investissements, de ne

pas risquer son argent seulement, et de pouvoir compter sur des appuis

différents et multiples, en partant du principe que les actionnaires ont intérêt

à ce que la station thermale réussisse.

Haverkamp a bien compris que l'élément indispensable et essentiel, c'est la

source d'eau minérale, il a aussi très bien saisi que le griffon n'est qu'un des

éléments d'une ville d'eaux, les distractions, les hôtels, les villas sont

également indispensables, et doivent être financés.

L'exemple d'Haverkamp est celui d'un entrepreneur privé qui se lance dans le

thermalisme, mais ce dernier n'est pas uniquement géré par le " privé " : l'Etat,

les départements, les communes prennent une part active à l'administration des

sources hydrominérales et de l'environnement thermal. C'est une des

particularités du thermalisme que de posséder des acteurs économiques aux

statuts différents qui cohabitent pour la gestion des sources thermales.

L'exemple de la fondation " romanesque " de la station thermale de La Celle-

les-Eaux est révélateur d'une évolution dans la gestion du thermalisme : le

passage de plus en plus fréquent du public au privé ; de l'Etat, des collectivités

locales aux entreprises privées, au capitalisme, aux sociétés par actions.

Jules Romains n'est pas le seul écrivain à s'être intéressé à l'évolution du

thermalisme et plus précisément à l'économie du thermalisme. Quelques

décennies plus tôt, Guy de Maupassant dans son roman "Mont-Oriol" décrit

l'histoire de la création d'une station thermale.

En parallèle à une histoire d'amour romanesque, c'est toute la machinerie

thermale qui est décrite, du financement à la concrétisation d'une ville d'eau.

S'inspirant de l'histoire " réelle " de la ville de Châtel-Guyon, Maupassant

montre les rouages économiques du thermalisme.

L'intérêt des écrivains français pour l'évolution du thermalisme s'explique par

le constat selon lequel depuis le milieu du XIXe siècle, l'exploitation des

sources minérales connaît un véritable engouement, c'est une véritable " fièvre

thermale " qui s'empare de la France, et plus largement de l'Europe.

Les villes d'eaux fleurissent sur le territoire français, surtout localisées à

proximité et au cœur des massifs montagneux. Au début du XXe siècle, elles

sont plus d'une centaine de stations réputées, attirant plusieurs centaines de

milliers de baigneurs, de buveurs d'eau, de touristes. Il existe également

environ une centaine d'autres stations qui ne connaissent que de très loin les

fastes des villes d'eaux et qui se contentent de " survivre " souvent avec une

clientèle locale et très réduite.

Comme l'a constaté Jules Romains, créer une station thermale ce n'est pas

seulement exploiter l'eau minérale, c'est également mettre en place un

environnement propice composé à la fois de loisirs, de distractions, sans

omettre bien entendu l'aspect médical, raison d'être du thermalisme. Cette

bivalence entre loisirs et maladie se retrouve dans les infrastructures

thermales : établissements thermaux, parcs, casino-théâtre, hôtels.

Construire de pareilles villes, qui cherchent à être des villes idéales, nécessite

de très lourds investissements, surtout à la fin du XIXe siècle, alors que -

notamment après la guerre de 1870 - la concurrence est exacerbée entre les

villes d'eaux à l'échelle nationale, mais aussi européenne.

Un dilemme se pose alors aux gestionnaires, aux investisseurs du thermalisme :

être rentable, créer une affaire prospère sans spéculer sur l'état des malades

ni créer des lieux où les débordements des plaisirs soient indécents.

Rentabilité, médecine, loisirs, maladie sont autant d'éléments qu'il est difficile

de faire cohabiter durant le XIXe siècle. Il est intéressant de s'interroger

sur l'envers du décor thermal, des fastes de la vie thermale ou des échecs

thermaux, pour évoquer les investissements effectués dans les villes d'eaux.

Avant tout, il convient d'avoir à l'esprit la diversité du thermalisme :

diversité du fait de la période évoquée, l'ensemble du XIXe siècle, mais surtout

diversité en raison des différents types de gestion, des différentes tailles des

villes d'eaux, de leur localisation différente, de leur réussite variable. Cette

variété explique qu'il n'existe pas réellement de schéma préconçu menant au

succès thermal, ni de véritables réseaux d'investissements au sens actuel du

terme.

Quel que soit le statut du propriétaire ou du gestionnaire, ce sont bien souvent

des hommes qui ont été à l'origine du développement économique du thermalisme,

seuls ou en groupe, ce sont des individus qui sont pour une grande part les "

héros " heureux ou malheureux des aventures thermales. Même dans le cas de

propriété ou de gestion publique des sources, le facteur " humain " intervient,

peut-être moins que dans les entreprises privées, mais il ne doit pas être

négligé comme le prouvent les actions successives du préfet Raymond de

Carbonnières et du médecin inspecteur Bertrand dans la gestion de la station

thermale départementale du Mont-Dore.

A l'inverse, de nombreux échecs peuvent être imputables aux hommes qui n'ont

pas su ou qui n'ont pas voulu valoriser le potentiel thermal. Il serait injuste de

considérer que les " naufrages thermaux " soient seulement à mettre sur le

compte du facteur humain, d'autres éléments peuvent entrer en jeu ; il paraît

inconcevable que la gestion thermale ne se solde que par des réussites, la

France ne peut pas compter des dizaines de " Vichy " ou d'" Aix-les-Bains ", le

potentiel de la fréquentation ne le permet pas.

Les stations thermales qui attirent le plus de visiteurs sont généralement des

villes d'eaux " publiques ", pourtant leur nombre est faible par rapport à

l'ensemble des exploitations thermales : les " stations d'Etat " sont seulement

sept, un nombre constant pour le XIXe siècle, ce qui ne signifie pas qu'aucune

modification n'ait eu lieu. En 1831, l'Etat met aux enchères les sources de

Pougues-les-Eaux, tandis qu'en 1853, il acquiert celles de Luxeuil ; celles

appartenant aux départements et aux communes sont une cinquantaine, un

chiffre qui varie peu au cours du XIXe siècle, tandis que celles appartenant à

des particuliers ou à des sociétés capitalistes sont une centaine au début du

XIXe siècle et le double en 1900. Il semble que la " fièvre thermale " soit

surtout le fait des investisseurs privés.

Des rapprochements entre les types de propriété existent : Vichy, station dont

les principales sources sont comprises dans le domaine public, est gérée à

partir de 1853 par une puissante société capitaliste.

Les changements de propriétaires et de gestionnaires sont nombreux au XIXe

siècle, preuve à la fois du dynamisme du secteur thermal et de la difficulté de

pouvoir réellement rentabiliser et développer une activité fortement liée aux

aléas de la demande. Quel que soit le propriétaire des sources hydrominérales,

public ou privé, la gestion des sources ne doit pas être déficitaire. Même

l'Etat se doit de faire des bénéfices avec ses griffons. Dans les stations

thermales gérées par l'Etat, lorsque les pertes s'alourdissent les décisions de

cession se précisent, voire se concrétisent.

Le thermalisme n'apparaît donc pas comme un " élément clé " de l'économie

nationale suscitant un intérêt prioritaire pour le gouvernement et pouvant

engendrer indéfiniment des déficits.

L'Etat : entre régie et affermage L'Etat, législateur et aussi gestionnaire, est un acteur du thermalisme à double

visage. C'est le deuxième aspect qui nous intéresse davantage ici. Il gère en

effet plusieurs sources thermales en France directement sous forme de régie

ou indirectement par l'intermédiaire de fermiers : Vichy, Aix-les-Bains

(station gérée d'abord par l'Etat sarde avant 1860, puis par l'Etat français),

Plombières, Néris, Bourbon-l'Archambault, Bourbonne-les-Bains, Luxeuil à

partir de 1853, Pougues-les-Eaux jusqu'en 1831, Provins jusqu'en 1840.

L'Etat s'intéresse depuis longtemps à l'exploitation directe des stations

thermales. En 1808, Napoléon 1er, sur proposition du préfet des Pyrénées

Chazal, décide de créer une administration centrale des eaux thermales. Les

stations de Bagnères-de-Bigorre, de Cauterets, de Luz, de Barèges, de Capvern,

de Labassère, des Eaux-Bonnes, des Eaux-Chaudes, de Cambo, de Luchon ont été

regroupées et gérées par l'administration. L'application de cette décision ne

fut que très partielle et peu à peu les sources pyrénéennes ont eu des modes de

gestion différents, pour la plupart communaux.

Au XIXe siècle, l'Etat n'a ni les moyens financiers, ni la volonté de prendre en

main la gestion de toutes les sources thermales, il se concentre sur certaines

d'entre elles. L'Etat français possède les stations thermales les plus

importantes. Cette possession n'est pas entière, bien sûr, ce ne sont que les

sources qui sont sa propriété, mais à partir de ce précieux liquide, le

gouvernement français, qu'il soit monarchique, impérial ou républicain a su

créer les villes d'eaux les plus renommées du territoire français, parmi

lesquelles se trouve le fleuron du thermalisme français : Vichy.

L'Etat est devenu propriétaire de sources, plus par hasard que par une volonté

délibérée de prendre en main le potentiel thermal de la France. La Révolution et

l'Empire ont été à l'origine de la plus forte croissance du domaine hydrominéral

étatique : Plombières, Bourbonne-les-Bains, Néris, Bourbon-l'Archambault et

Vichy par confiscation pour ces trois dernières stations des possessions des

Bourbons qui étaient sous l'Ancien régime déjà comprises dans le domaine royal.

Toutes les sources possédées par l'Etat ne connaissent pas un destin aussi

glorieux que Vichy ou Aix-les-Bains (fig. n°2) ; par exemple les sources de

Médagues dans le Puy-de-Dôme, affermées pendant une grande partie du XIXe

siècle, ne sont fréquentées que par quelques dizaines de malades.

L'Etat gère aussi des hôpitaux civils ou militaires dans les stations thermales.

Les hôpitaux militaires participent directement à l'organisation thermale,

surtout dans des stations comme Barèges ou Bourbonne-les-Bains.

Pour gérer son domaine thermal, l'Etat a souvent hésité entre affermage et

mise en régie, entre gestion directe et appel au capitalisme. La différence

entre affermage et régie est due généralement à la volonté ou non de l'Etat

d'essayer de développer l'exploitation. Souvent, faute de volonté d'investir

directement, l'Etat fait appel à des investisseurs privés pour créer les

infrastructures thermales nécessaires au lancement d'une station. Toutefois,

ce cas de figure n'existe que dans le second XIXe siècle comme le prouve

l'exemple de Plombières. Dans la première moitié du XIXe siècle à Plombières,

c'est l'affermage qui est choisi, en faveur de modestes propriétaires habitant

Plombières. Aucun investissement particulier ne leur est demandé, si ce n'est le

simple entretien des bâtiments. L'affermage des salons de détente est

également attribué à des Plombinois.

En 1857, l'affermage est attribué à une compagnie plus puissante : la compagnie

pour l'exploitation des sources et des établissements thermaux de Plombières,

compagnie créée par la volonté de Napoléon III et qui doit impérativement

comporter des actionnaires originaires de la région vosgienne.

Parmi les actionnaires se trouvent des hommes politiques locaux comme Félix

Robillot, membre du conseil général des Vosges, maire de la ville de Remiremont,

Joseph Parisot, maire de Plombières, et également des industriels comme

Charles Demande, maître de forges en Haute-Saône et membre du conseil

général de Haute Saône, et Victor de Pruines également maître de forges et

conseiller général des Vosges. A cette liste s'ajoutent quelques membres de

professions libérales, médecins, notaires, pharmaciens... Les actions, d'une

valeur de 500 francs, sont prévues pour produire 5% d'intérêt par an, taux

garanti par l'Etat. Napoléon III fait un don de 55 000 Francs à la nouvelle

société. La concession du domaine thermal est de 80 ans, une durée

inhabituellement longue, ce qui montre la volonté de l'Etat d'aider la nouvelle

entreprise. En échange la nouvelle société doit construire un ensemble complet

d'infrastructures thermales : des thermes, un casino, des hôtels, un parc..., le

tout dans un délai de 3 ans. L'Etat ne reçoit aucune ferme, excepté les impôts,

tels que contributions foncières pendant dix ans, au-delà, il percevra un

pourcentage des bénéfices. Afin d'aider la nouvelle société, l'Etat prend à sa

charge les travaux de captage des eaux minérales et l'assainissement de la

ville à hauteur de 345 000 francs et se porte garant des emprunts successifs

réalisés par la société.

Ce puissant parrainage et ces aides ne parviennent pas à rendre la société

rentable, en grande partie en raison des investissements exorbitants en

infrastructure, les actionnaires ne recevront jamais plus de 2 % d'intérêts et

souvent le chiffre est plus proche de zéro.

Cette situation est différente à Vichy, la " reine des villes d'eaux ". L'Etat,

après avoir hésité pendant la première moitié du XIXe siècle entre affermage

et régie, décide en 1853 d'opter pour l'affermage. Comme à Plombières, la

décision est prise en raison d'importants investissements indispensables en

infrastructure sous peine de voir la clientèle bouder la station. L'affermage a

lieu en faveur d'une société créée principalement par Auguste Lebobe,

entrepreneur de travaux publics parisien, député de l'arrondissement de Meaux

et administrateur des chemins de fer du Nord et Georges Callou, entrepreneur

de travaux publics (fig. n°3).

A ces deux principaux actionnaires, qui détiennent 390 des 400 actions de la

société, se sont joints le docteur Arnal, médecin de Napoléon III et Jean-

Frédéric Possoz, maire de Passy. Le capital social est important, 2 millions de

francs. Les charges imposées aux fermiers sont lourdes : verser 100 000

francs par an de ferme, verser à l'hôpital de Vichy 5 centimes par litre d'eau

expédié, effectuer des travaux pour 1 million de francs, acquérir trois sources

concurrentes, accepter la présence et le contrôle d'un commissaire du

gouvernement. En dépit de charges élevées, qui s'expliquent par la situation

déjà bien établie de la station vichyssoise, la société prospère.

Plusieurs modifications et augmentations de capital sont effectuées sous le

Second Empire, notamment lors du décès d'Auguste Lebobe et du départ

d'Arthur Callou. En 1863, une liste des actionnaires de la Compagnie fermière

des eaux thermales montre une domination forte des Parisiens : sur 76

actionnaires 63 habitent Paris, " seulement " trois résident à Vichy (un

pharmacien possesseur de 50 actions, un banquier détenteur de 20 actions et un

" propriétaire " avec 20 actions). De nombreux actionnaires sont notés comme

étant des " propriétaires " ou des " négociants " : 35 sur les 76 actionnaires.

Les médecins sont peu nombreux : 5. Les autres participants à l'aventure

vichyssoise sont essentiellement des membres des professions libérales,

architectes, avocats. La Compagnie fermière possède une assise sociale assez

large, recrutant dans un " vivier " parisien d'hommes d'affaires à la recherche

de fructification d'un capital. Cette situation est donc différente de celle de

Plombières où les acteurs locaux ont pris la direction et composent l'essentiel

de la société fermière.

A Aix-les-Bains, l'Etat français décide pendant une grande partie du XIXe

siècle d'adopter la mise en régie, à part un léger intermède lors de la tentative

de Cavour d'affermer le domaine thermal appartenant à l'époque au royaume de

Piémont-Sardaigne.

L'Etat sarde aidé par les communes savoyardes finance les différents projets

d'infrastructures comme par exemple en 1856 la construction pour 900 000

francs de thermes (fig. n°4). En 1860, lors du rattachement à la France, l'Etat

français fournit 700 000 francs pour l'achèvement des thermes en échange du

retrait de la ville d'Aix qui partageait avec l'Etat sarde la direction du

domaine thermal. Les bénéfices réalisés par l'Etat sont importants à Aix, ce

qui justifie son maintien comme gestionnaire et propriétaire. Pourtant la loi de

finances de 1884 impose à l'Etat de mettre en ferme les thermes d'Aix-les-

Bains, considérant que le gouvernement n'avait pas à gérer de tels

établissements, d'autant qu'à la même époque les recettes tendent à diminuer.

Mais cette tentative échoue et la régie demeure.

A Vichy, comme à Plombières, voire dans une certaine mesure à Aix-les-Bains,

rares sont les entrepreneurs, les financiers, les industriels qui prennent à

ferme les établissements thermaux. A chaque affermage les demandes sont très

restreintes.

A Plombières, l'impulsion donnée par l'empereur est nécessaire ; à Vichy, il

n'existe en réalité en 1853 qu'une seule proposition sérieuse qui est soumise à

l'approbation de l'administration ; à Aix-les-Bains lorsque des tentatives

d'affermage sont réalisées, il ne semble pas que des fermiers aient répondu.

L'importance du rôle de Napoléon III est considérable, dans les trois exemples

cités, les changements radicaux dans la gestion étant intervenus entre 1853 et

1870.

L'Etat est en mesure, selon le bon vouloir du gouvernement d'apporter des

sommes importantes dans la gestion thermale : ce fut le cas à Vichy, à Aix-les

-Bains et à Plombières. Néanmoins, il ne peut pas gérer l'ensemble du

patrimoine thermal français, il n'a ni les moyens financiers, ni même la volonté

d'entreprendre des investissements aussi considérables. La possession par

l'Etat donne une image de sérieux à l'exploitation thermale, tout comme le fait

qu'une eau soit autorisée par l'Etat cautionne son utilisation.

A l'inverse, le gage de sérieux peut être à l'origine d'un sentiment d'ennui, de

lieu uniquement consacré à la maladie, où les distractions sont absentes. Ce

constat est contre-balancé par l'exemple vichyssois.

Des inconvénients existent comme celui d'un cahier des charges très

contraignant. La " garantie " de l'Etat n'induit pas une réussite " automatique

", même si elle peut s'avérer un facteur non négligeable de succès.

A partir de la décennie 1850, on remarque un changement de l'importance des

fermiers : à de simples particuliers, issus des environs, voire de la localité

thermale, se substituent de puissantes compagnies regroupant des actionnaires

d'origines géographiques et sociales beaucoup plus larges que les seuls "

artisans " locaux. De plus, la durée de la ferme a évolué : de trois ans, elle

passe souvent à plusieurs décennies ; cette augmentation apparaît comme une

nécessité pour espérer obtenir des sociétés concessionnaires des engagements

de construction d'infrastructures thermales et pour permettre une certaine

continuité dans le mode de gestion en favorisant la mise en place de politiques

d'investissement cohérentes.

Le choix de la régie favorise une gestion moins axée sur la rentabilité tout en

accordant une place plus importante à la médecine surtout lorsqu'elle s'adresse

aux catégories sociales les plus défavorisées. Dans la gestion des sources

thermales par l'Etat se trouve une contradiction essentielle de l'histoire du

thermalisme : le souci de faire bénéficier le plus grand nombre des bienfaits

des eaux minérales, de diffuser le plus largement possible les pratiques

thermales, tout en prenant en compte les soucis de rentabilité. La santé ou

l'économie, la santé et l'économie, il s'agit là d'une équation difficile à

résoudre, surtout lorsque le propriétaire des sources est l'Etat.

Après l'évocation des investissements étatiques et de la gestion par l'Etat

d'une partie du thermalisme, il faut prendre en considération les sources

appartenant aux communes et aux départements.

Municipalité et département : gérer la difficulté financière Les stations thermales qui possèdent des sources appartenant aux communes

sont relativement nombreuses, environ une cinquantaine dont " seulement " une

dizaine de renommée nationale (Luchon, Barèges, Cauterets, Royat, Eaux-Bonnes,

Bagnères-de-Bigorre, Saint-Sauveur, Evian, Thonon). Rares sont les sources

propriétés des départements : six ou sept pendant tout le XIXe siècle, dont la

plus notable est le Mont-Dore dans le Puy-de-Dôme (fig. n°5), et quatre en

Corse.

Dans ces stations, toutes les sources n'appartiennent pas obligatoirement à la

municipalité : à Evian, par exemple, à la fin du XIXe siècle, deux des neuf

sources jaillissant sur le territoire de la commune sont propriétés municipales,

les autres sont gérées par des investisseurs privés.

De nombreuses communes sont devenues propriétaires des sources thermales à

la suite des saisies révolutionnaires. De nombreux points communs existent

entre la gestion du thermalisme par l'Etat et par les communes ou les

départements. Parmi les ressemblances, on peut relever le mode de gestion qui

évolue entre l'affermage et la régie.

L'appel à des particuliers ou à des sociétés capitalistes paraît être la solution

la plus prometteuse. Le manque d'argent est une constante dans l'histoire du

thermalisme des collectivités territoriales. Certaines communes parviennent

cependant à effectuer des constructions coûteuses grâce à des emprunts et à

des sacrifices importants.

A Luchon, la municipalité dépense 800 000 francs pour élever un magnifique

monument thermal au milieu du XIXe siècle. Une somme considérable qui permet

à la station thermale de réellement lancer le thermalisme local.

Les communes connaissent généralement d'importantes difficultés financières

dans la gestion des sources et des établissements thermaux, difficultés qui

deviennent insurmontables lorsque des constructions ou des améliorations

importantes aux infrastructures existantes sont nécessaires.

A la différence de l'Etat certaines communes ou départements ont dû

abandonner la propriété des sources pour tenter de conserver une exploitation

thermale sur leur territoire.

Ainsi en 1861, le département de la Lozère vend les sources de La Chaldette à

un rentier de Montpellier pour 19 000 francs. Bien souvent, lorsque les

communes décident de conserver leur domaine thermal, la gestion est chaotique,

ballottée entre différents gestionnaires privés dont la plupart ne parviennent

pas à assurer financièrement la croissance thermale, ni même parfois à

simplement maintenir le statu quo. Comme pour les sources appartenant à

l'Etat, on note une évolution au cours du XIXe siècle, avec un affermage en

faveur des habitants des environs des griffons dans un premier temps, puis au

milieu du XIXe siècle, à des investisseurs souvent plus lointains.

Un nouveau palier est atteint au cours de la décennie 1870, avec la création de

sociétés capitalistes regroupant des financiers provenant d'horizons

géographiques et professionnels plus larges et qui cherchent dans le

thermalisme l'occasion d'effectuer des profits importants. Evidemment, ce

schéma d'évolution ne correspond réellement qu'à des stations thermales assez

fortunées pour attirer des investisseurs prêts à apporter d'importantes

sommes d'argent dans la gestion des ressources thermales municipales.

Certaines sources communales se " contentent " d'être gérées par des modestes

fermiers incapables financièrement de construire des infrastructures

d'exploitation similaires à celles présentes dans les villes d'eaux les plus

réputées. C'est en effet une des particularités de l'économie thermale. Elle

repose sur une matière première disponible à faible coût, mais doit prendre en

compte son image et son environnement pour espérer prospérer, face à une

demande volatile qui accorde beaucoup d'attention aux apparences.

Certaines municipalités ne considèrent pas réellement le thermalisme comme

une priorité. Dans les esprits des édiles municipaux, il s'agit parfois davantage

d'une contrainte que d'une chance. A Aix-en-Provence par exemple, la commune

ne pratique pas une gestion dynamique de son potentiel thermal, elle se

contente de quelques améliorations lorsque l'exploitation dégage quelques

excédents. Cet intérêt limité se manifeste lors de l'affermage de 1859 : la

commune ne pose aucune condition financière lors de la concession.

Certaines communes qui choisissent l'affermage font un choix judicieux, c'est

le cas par exemple pour la station thermale de La Bourboule, lors de

l'affermage des sources communales sous le Second Empire à une compagnie qui,

en échange participe au développement de la station (participation à la création

du chemin de fer, à la construction d'une église, d'un bureau de poste,

réalisation de routes...) (fig. n°6).

En parallèle au schéma général et pour corroborer l'idée de diversité dans le

thermalisme, il existe dès le début du XIXe siècle des exemples de création de

sociétés capitalistes qui décident d'investir dans le thermalisme. En 1819, une

société capitaliste par actions se met en place pour gérer les sources

communales de Brides en Savoie. Son capital social est de 30 000 francs. Elle a

été créée sous l'impulsion d'un médecin, le docteur Hybord ; elle reçoit le

soutien du roi de Piémont-Sardaigne, Victor-Emmanuel, qui prend quatre actions

de la société ; la province de la Tarentaise quant à elle investit dans quatorze

actions de 500 francs. Les autres actionnaires sont des propriétaires de la

province de la Tarentaise. La gestion est bien du ressort d'investisseurs

privés mais l'administration n'est pas absente ; lors des conseils

d'administration, les représentants de la province sont présents et

interviennent fréquemment. Les sacrifices financiers pour la construction d'un

nouvel établissement thermal, en dépit de plusieurs augmentations de capital,

qui ont d'ailleurs du mal à se réaliser, sont trop importants et la société en

moins de deux décennies, en 1833, doit s'avouer vaincue et cède la gestion du

patrimoine des établissements thermaux à la province de la Tarentaise.

Le thermalisme ne semble pas encore assez mûr pour accueillir réellement le

capitalisme dans sa forme la plus aboutie de société par actions. L'incapacité

de pouvoir édifier un établissement thermal digne de ce nom faute de capitaux

explique en partie cet échec. Après une histoire chaotique de tentatives de

gestion départementale ou communale, les sources sont vendues sous la

Troisième République à un particulier.

La plus belle des réussites concerne une station appartenant à un département

: le Mont-Dore. Le département du Puy-de-Dôme, grâce au préfet Ramond de

Carbonnières, parvient dans les premières années du XIXe siècle à expulser le

propriétaire en arguant de son manque d'intérêt pour les sources. La prise de

possession de sources au nom de l'utilité publique est un fait rare dans

l'histoire thermale, elle a été favorisée entre autres par l'image " naturelle "

du thermalisme : les eaux minérales sont un don de la nature, il paraît très

difficile de leur associer des notions de rentabilité, de spéculation. De plus le

propriétaire, Etienne Lizet, avait la réputation d'être un usurier, un

personnage peu recommandable qui ne cherche dans l'exploitation thermale

qu'un moyen de gagner de l'argent, sans souci humanitaire.

Le département opte d'abord pour le système de l'affermage, accordé à de

modestes habitants de la bourgade du Mont-Dore, mais les investissements les

plus importants sont réalisés par l'Etat et par le département. Ainsi entre

1810 et 1832, l'Etat investit-il 400 000 francs et le département 600 000

francs pour l'amélioration du domaine thermal.

A partir de 1855, l'affermage reste la solution adoptée, mais les fermiers

choisis par le département ont une plus importante envergure financière et plus

d'ambition. Désormais il est mentionné que les fermiers doivent participer à la

construction des nouveaux bâtiments, le bail de 1887 prévoit même que la

dépense doit être de 1,8 million entre 1888 et 1892 pour construire de nouveaux

thermes.

Le fermier d'alors est un dénommé Chabaud, habitant du Mont-Dore, dont on

sait seulement qu'il était connu comme propriétaire. Chabaud diversifie son

activité en achetant des hôtels. La concession des thermes s'accompagne de

celle des salons et du casino. Chabaud transforme plus tard sa société en

société anonyme par actions, dont les actionnaires sont issus du département

du Puy-de-Dôme. Le Mont-Dore est une réussite pour le département du Puy-de

-Dôme en terme d'image et sur le plan financier (fig. n°7).

Avant de terminer ce tour d'horizon de la situation des thermes publics,

évoquons le cas atypique de plusieurs stations pyrénéennes. En effet, plusieurs

sources hydrominérales sont gérées non par une seule commune mais par un

syndicat de communes, regroupant plusieurs municipalités situées dans une

même " vallée ". Il y a donc création d'une structure intermédiaire entre la

commune et le département.

Le cas le plus abouti est celui de Cauterets : jusqu'en 1840, les possessions

indivises des communes de la vallée de Saint-Savin sont en réalité gérées par

l'administration préfectorale, au bénéfice des communes. La création du

syndicat, en relation avec la loi sur l'administration communale de juillet 1837,

permet le transfert de l'administration des thermes directement à la

commission syndicale. Pendant la première moitié du XIXe siècle, les sources

communales de Cauterets sont affermées à de " petits fermiers " locaux.

Certains de ces adjudicataires cumulent les fermes : en 1815, un dénommé

Larrieu obtient la gestion des thermes de Cauterets et de Barèges. Les

fermiers sont avant tout de petits propriétaires de Cauterets ou de ses

environs, qui luttent pour obtenir ces fermes, qui ne génèrent pas

obligatoirement des revenus, mais confèrent un certain prestige. Les

différentes infrastructures nécessaires sont financées par le syndicat de

communes. Le changement a lieu sous le Second Empire : en 1864-1865 est

fondée " la Société anonyme des eaux de Cauterets " qui obtient la concession

de l'ensemble des sources minérales et des thermes de Cauterets. Le dirigeant

de cette société est Benjamin Dulau, entrepreneur de travaux publics domicilié

dans les Landes mais travaillant à Paris. Ce sont surtout des Bordelais qui

composent la société, majoritairement des entrepreneurs et des négociants ;

une fois encore il s'agit davantage de réseaux relationnels d'amis que

d'actionnaires d'horizons divers qui se regroupent uniquement pour gérer une

entreprise. La société Dulau entreprend une politique d'expansion : création de

chalets, d'hôtels, d'un casino.

Les rapports sont souvent houleux entre le concessionnaire et le syndicat de

vallée qui ne voit pas d'un très bon œil l'importance grandissante de ces "

étrangers ". Lors du renouvellement de la concession, une nouvelle société prend

la suite de celle de Dulau. Elle est également composée majoritairement

d'entrepreneurs, de propriétaires, qui sont surtout originaires des Basses et

des Hautes Pyrénées. Cette société est rapidement au bord de la faillite,

provoquée en particulier par la société Dulau qui, bien que n'étant plus

concessionnaire du syndicat de vallée avait établi un domaine thermal

concurrent.

Il faut attendre 1912 pour qu'une nouvelle concession réussisse ; il s'agit

cette fois de la Société thermale des Pyrénées, créée sous la direction de

Jacques Vernes, administrateur d'une importante banque parisienne et associé

à la Compagnie du Midi. Cette puissante compagnie parvient à relancer la

station de Cauterets.

L'exemple de la gestion publique du thermalisme par l'Etat ou les communautés

territoriales montre qu'il faut attendre le milieu du XIXe siècle pour que se

mettent en place des sociétés capitalistes qui prennent en charge l'ensemble de

l'exploitation thermale dans des stations où les sources sont publiques.

Pendant le premier XIXe siècle, l'administration publique s'occupe de la

construction, de l'amélioration, de la restauration des infrastructures

thermales, les investisseurs privés se contentent d'affermer les domaines

publics sans réellement modifier les infrastructures.

Les premiers fermiers des domaines thermaux publics sont essentiellement des

habitants de la région. La population locale s'intéresse donc de près à la

gestion des ressources hydrominérales de sa commune.

Dans la seconde partie du siècle, les investisseurs privés se manifestent et

mettent en valeur de nombreuses stations " publiques ".

Le Second Empire a souvent constitué un tournant, au moment même où l'avenir

du thermalisme et sa rentabilité semblent assurés, où le chef de l'Etat a un

intérêt personnel pour les eaux et surtout, où le capitalisme s'impose et

permet de réunir des capitaux suffisants pour subvenir aux énormes besoins

nécessités par le thermalisme.

Il faut pourtant demeurer prudent, s'il semble que les stations thermales

soient des lieux propices à l'intervention capitaliste, toutes n'ont pas attiré

de l'argent en quantité suffisante. De plus, certaines sources thermales gérées

directement par l'Etat prospèrent, même si ce dernier cas demeure

exceptionnel.

Capitalisme, médecine : la croissance du secteur privé dans le thermalisme La gestion privée est omniprésente dans le thermalisme, d'une part parce que la

plupart des sources appartiennent à des particuliers, à des sociétés privées, et

d'autre part parce qu'à de multiples reprises et près de nombreux griffons,

l'Etat, les départements, les communes font appel à des investisseurs privés.

A plusieurs reprises à partir du milieu du XIXe siècle, il apparaît que les

sociétés capitalistes sont l'expression de l'intérêt général pour le

thermalisme et n'apparaissent plus uniquement comme des entreprises ayant

pour seul but de faire des bénéfices ; elles deviennent les garantes de la

prospérité locale. Le changement est important par rapport à la situation

antérieure, lorsque les entreprises capitalistes apparaissaient comme les "

diables " venus dépouiller les habitants de leurs biens.

Tout au long du XIXe siècle, on relève des initiatives d'individus " solitaires ",

qui croient dans le pouvoir des eaux et pensent qu'ils peuvent devenir des "

alchimistes du thermalisme " ; ils se lancent alors dans l'exploitation thermale

: le succès peut être au bout de la ligne droite, mais l'échec n'est pas exclu.

Les réussites peuvent être éclatantes, des fortunes sont nées grâce à l'eau

minérale : Louis Bouloumié à Vittel, le docteur Vidart à Divonne. Celle

d'Auguste Badoit, à Saint-Galmier est exemplaire : ancien " voyageur de

commerce en soierie ", il crée à Saint-Galmier une entreprise prospère basée

essentiellement sur l'expédition d'eau minérale. Sa réussite est en partie due

aux qualités des eaux de Saint-Galmier qui supportent très bien le transport

en bouteilles, mais surtout à la clairvoyance de Badoit qui comprend rapidement

que le thermalisme près des sources n'est pas la meilleure solution pour faire

fortune à Saint-Galmier et qu'une publicité importante peut seule permettre

une croissance des ventes.

Mais c'est aussi l'exemple d'un avocat de Rodez, Louis Bouloumié, contraint à

l'exil politique et qui en 1852 décide après une cure thermale dans la station

voisine de Contrexéville de lancer la station thermale de Vittel (fig. n°8). Louis

Bouloumié, tout comme Auguste Badoit, débute son exploitation grâce à des

fonds personnels, la croissance est lente mais sûre. Dans les deux cas l'auto-

financement est la règle, l'appel à des emprunts est effectué en dernier

recours. La volonté de conserver la mainmise sur l'ensemble de la gestion

explique l'absence d'autres investisseurs.

Ce n'est que durant la décennie 1880 que les Bouloumié doivent se résoudre à

créer une société d'actionnaires, la " société de Vittel ", au capital de 1,7

millions de francs. La famille Bouloumié conserve la tête de l'entreprise, les

autres actionnaires sont surtout M. Koechlin-Schwartz, manufacturier, maire

du 8e arrondissement de Paris, un banquier des Vosges, Jules Evrard, un maître

de forges, Henri de Tricornot, en fait un mélange d'investisseurs locaux et

parisiens, faisant tous partie des relations personnelles de la famille

Bouloumié.

La domination de la famille Bouloumié perdure bien au-delà de la Première

Guerre mondiale, sans aucune remise en cause. Les exemples évoqués sont des

destins toutefois exceptionnels dans le thermalisme. Pendant la première partie

du XIXe siècle, la majorité des propriétaires de sources se contente de gérer

sans grande ambition les griffons, réduisant au minimum les investissements.

Pourtant dès le début du XIXe siècle, les tentatives de particuliers pour

lancer des stations thermales sont nombreuses. Ce sont souvent des médecins,

des avocats qui tentent leur chance, mais aussi de petits propriétaires, des

artisans qui essaient de développer l'exploitation de sources hydrominérales,

ce que l'on peut appeler un " artisanat thermal ", qui tend à disparaître peu à

peu au cours du XIXe siècle, tandis que les médecins, les hommes de loi, les

architectes continuent à jouer un rôle prépondérant soit en tant que

propriétaires et initiateurs uniques de la gestion thermale, soit en participant

aux nombreuses sociétés thermales qui se créent (fig. n°9).

La " fièvre thermale " est une expression littéraire qui correspond à

l'augmentation du nombre de personnes se rendant chaque année près des

sources et caractérise également l'augmentation du nombre de sources en

exploitation. Elle permet également d'identifier l'importance de la " ruée

économique et financière " vers le thermalisme, l'espoir d'enrichissement, la

recherche du profit qui expliquent le nombre considérable de créations

d'exploitations thermales et le nombre important de forages pour découvrir des

sources. A Vals par exemple en 1870, 80 sources sont exploitées par plus de

trente propriétaires.

La croissance du nombre de sources exploitées en France va de pair avec une

augmentation du nombre de propriétaires, ce qui indique que la volonté de

gagner de l'argent, la recherche de nouvelles émergences de l'eau minérale

correspond bien à un projet " industriel " et mercantile, loin des découvertes

fortuites du début du XIXe siècle.

Loin des fastes des grandes stations nécessitant d'importants

investissements, des exploitations thermales " artisanales " souvent familiales

parviennent à se maintenir pendant une grande partie du XIXe siècle, citons le

cas des établissements thermaux de Pont-les-Bains, trois thermes appartenant

à trois familles, qui gèrent leur bien jusqu'au début du XXe siècle sans

expansion, mais aussi sans faillite.

La fièvre thermale du second XIXe siècle ne concerne pas uniquement les

tentatives isolées, elle explique aussi le nombre important de sociétés "

capitalistes " créées pour exploiter les loisirs ou les eaux minérales dans les

villes d'eaux. En plus des cas précédemment évoqués dans les villes d'eaux où

les sources sont publiques, citons l'exemple de Bagnoles-de-l'Orne. En 1865 un

notaire d'Alençon, Richard, crée la Société des eaux minéro-thermales de

Bagnoles. La réussite n'est pas au rendez-vous ; une nouvelle société est

constituée en 1880, puis encore une autre en 1896 à l'instigation d'un

industriel, Georges Hartog. Cette succession rapide de sociétés n'est pas une

exception. A Enghien, les sociétés capitalistes se suivent sans parvenir au

succès : en 1863 est fondée sous l'égide d'Albert de Montry la Société des

eaux minérales d'Enghien, entreprise de courte durée. En 1868 elle vend ses

possessions à une Société des thermes, qui elle-même cède ses propriétés en

1875 à la Compagnie anonyme des eaux d'Enghien-les-Bains, créée par de

Villemessant, fondateur du journal Le Figaro. La société végète, et en 1895 une

nouvelle entreprise est fondée qui doit à son tour vendre son domaine thermal

en 1902 au banquier parisien Bressous.

La fièvre thermale n'a pas seulement concerné de petits villages, de modestes

bourgs, la capitale a été aussi le théâtre de création de sociétés capitalistes.

En 1874 est créée la Société anonyme des eaux minérales sulfureuses de

Belleville-Paris, au capital de 1,6 million de francs. Les fondateurs sont quatre

négociants parisiens appartenant vraisemblablement à deux familles, les

Lapostolet et les Certeux, mais cette entreprise est sans avenir. La litanie des

échecs et des successions de sociétés capitalistes pourrait encore être longue,

preuve à la fois de l'intérêt pour la gestion thermale et de la difficulté

d'administrer une exploitation d'eaux minérales.

Au début du XXe siècle se créent de puissantes compagnies qui exploitent des

sources dans plusieurs stations, avec souvent comme priorité l'embouteillage de

l'eau minérale. Citons à titre d'exemple la Compagnie générale d'eaux minérales

et des bains de mer, société anonyme au capital de 4,8 millions de francs qui

possède des sources à Alet, Allevard, Andabre, Châteldon, Contrexéville, (fig.

n°10) Desaignes, Euzet, Fumades, Salins-du-Jura, Saint-Gervais, Spa, Vals et

Vichy. A cette longue liste s'ajoutent des hôtels à Vichy, un casino à Trouville

et à Vichy. Cette société est une émanation de la Compagnie fermière de

l'établissement thermal de Vichy, et pendant de longues années elle est dirigée

par les mêmes personnes.

Les différentes sociétés qui se créent peuvent se regrouper en plusieurs

catégories en fonction de l'origine de leur investissement. Il y a d'abord celles

composées d'acteurs issus des environs des sources, qui cherchent à exploiter

au maximum le patrimoine local. Ce type d'entreprises est en règle générale le

plus ancien. L'exemple de Brides-les-Bains, dans le premier quart du XIXe

siècle, représente bien ce mode d'investissement industriel.

Peu à peu se mélangent les capitaux locaux et les investissements provenant

des grandes métropoles, qui trouvent dans les stations thermales des terrains

propices à l'extension de leur activité. Dans ces sociétés, les banquiers jouent

un rôle de premier plan.

A ces banquiers se joignent des industriels tels que des entrepreneurs de

travaux publics, souvent en contrat avec l'Etat pour des marchés publics, mais

aussi des médecins, qui faute d'apports importants en capitaux apportent leurs

savoir-faire, leurs compétences, leur présence, qui est un gage de sérieux pour

l'image de l'entreprise.

L'association entre la banque et les entrepreneurs de travaux publics se

rencontre notamment à Vichy au sein de la Compagnie fermière.

A sa fondation les deux principaux acteurs de cette société sont deux

industriels qui ont fait fortune, Antoine Callou et Auguste Lebobe. A ces deux

acteurs principaux s'est joint Denière, régent de la Banque industrielle et de

la Banque de France de 1866 à 1888 et qui joue un rôle actif dans l'évolution de

la Compagnie. Il s'occupe d'acquérir les sources concurrentes, participe à la

création d'une société " parallèle " à la Compagnie fermière, chargée de gérer

des activités thermales qui ne peuvent pas être comprises dans la Compagnie

fermière, notamment les jeux d'argent, avant que l'autorisation ne soit donnée

par l'Etat de pouvoir pratiquer les jeux de hasard dans son casino.

Il n'est pas exceptionnel que des membres de la haute banque parisienne

participent à des opérations financières dans le thermalisme. Cette

participation devient plus importante à la fin du XIXe siècle et au début du

XXe siècle. Isaac Péreire investit d'importants capitaux pour acquérir des

sources minérales dans la station thermale d'Amélie-les-Bains en 1863.

Malheureusement pour la ville d'eaux pyrénéenne, les déboires financiers de la

famille Péreire à partir de 1867 réduisent les investissements effectués dans

le thermalisme. Néanmoins lors des premières années de sa gestion, Isaac

Péreire a modernisé profondément l'établissement thermal, des promenades ont

été aménagées, des chalets ont été construits. L'achat des thermes d'Amélie

participe à la politique industrielle d'Isaac Péreire dans le Sud-Ouest,

politique qui trouve son point d'orgue dans la direction de la Compagnie des

chemins de fer du Midi. Après la mort du banquier en 1880, les thermes passent

sous le contrôle d'une société créée par ses héritiers, la Société Péreire, qui

poursuit la gestion du domaine thermal sans pourtant amener une croissance de

la fréquentation.

Notons aussi le rôle de Jacques Vernes qui crée à partir de Cauterets la

puissante Société thermale des Pyrénées et qui participe aussi à la Compagnie

du Midi, dans une alliance qui a pour but de rentabiliser les chemins de fer et

de faciliter l'accès aux stations thermales pyrénéennes souvent enclavées.

Dans un article consacré aux liens entre le thermalisme pyrénéen et la

Compagnie du Chemin de fer du midi, Christophe Bouneau met en lumière

l'importance des villes d'eaux pyrénéennes dans la constitution d'un réseau

ferré montagnard, situation qui est proche de ce qui a lieu dans les autres

massifs montagnards français (fig. n°11)3. Il existe une synergie forte entre

le développement du chemin de fer dans les Pyrénées et la croissance du

thermalisme.

Sur de nombreuses portions du réseau ferré, ce sont les stations thermales qui

justifient la présence de la plupart des voyageurs ; réciproquement, les villes

d'eaux bénéficient de moyens de communication pour drainer la clientèle. La

Compagnie du chemin de fer du Midi adapte son offre à la demande thermale en

proposant des réductions spéciales pour les séjours thermaux et en

construisant des tronçons de voies ferrées qui servent presque uniquement aux

curistes. En 1913, les administrateurs de la Compagnie du Midi peuvent déclarer

avec satisfaction : " la fréquentation croissante de nos stations thermales et

balnéaires atteste le succès de nos efforts multiples pour adapter toujours

mieux nos services aux besoins du public ".

Le chemin de fer est considéré comme l'élément clé de la Révolution

industrielle en France, un facteur de développement du thermalisme : si le train

ne génère pas obligatoirement une extension du bassin de recrutement de la

demande, il est toutefois à l'origine d'une intensification des flux lointains,

grâce au raccourcissement des temps de trajet. A Contrexéville, c'est Achille

Fould qui a pris part à la constitution d'une société qui en 1864 se porte

acquéreur de la source des Pavillons : la Société des eaux de Contrexéville. La

famille Fould participe à la gestion de la station vosgienne jusqu'à la Première

Guerre mondiale. Cette entreprise est une réussite et contribue au

développement de la station par la construction d'un " nouveau Contrexéville ".

A Evian, après une tentative peu fructueuse initiée à partir de 1826 par le

genevois Fauconnet, qui parvient à construire un hôtel mais qui n'a pas

suffisamment de moyens financiers pour améliorer les thermes, une société de

sept actionnaires qui prend le nom de Société anonyme des eaux minérales

d'Evian est créée en dépit de ce nom " pompeux ", elle ne possède qu'une source

à Evian. Cette société se modifie à plusieurs reprises : à la fin du Second

Empire, son emprise est presque totale sur la station, elle a acheté la plupart

des sources concurrentes, et a construit un hôtel monumental.

Le principal instigateur de la croissance d'Evian et de l'entreprise est Alfred

André qui fait appel au soutien de la haute banque protestante pour investir à

Evian et dans la Société des eaux. Lorsqu'il meurt en 1896, c'est son neveu le

baron de Neuflize qui prend la direction de l'entreprise.

Les statuts des sociétés qui sont créées tout au long du XIXe siècle pour

gérer le thermalisme sont souvent réalisés selon le même modèle, seul change le

montant du capital social. Celui-ci peut être relativement limité, par exemple

120 000 francs en 1902 pour la Société d'exploitation des eaux et des thermes

de Néris jusqu'à atteindre plusieurs millions, dix millions pour la Compagnie

nouvelle des Thermes de Cauterets et de la vallée de Saint-Savin en 1895.

Dans les créations de sociétés on retrouve souvent une alliance, presque

naturelle dans l'investissement thermal, celle de la banque et de la médecine.

Pour illustrer cette association, on peut évoquer la station thermale de Châtel

-Guyon dans le Puy-de-Dôme, exemple rare de conglomérat (fig. n°12). Dans

cette station qui végète jusque dans le dernier quart du XIXe siècle, un

médecin thermal, le docteur Baraduc, parvient à intéresser aux sources châtel

-guyonnaises un banquier parisien, François Brocard. Ces deux hommes dirigent

totalement l'évolution de la Société des eaux minérales de Châtel-Guyon, qu'ils

fondent en 1878 avec des associés dont la plupart ont été contactés par le

banquier parisien. Cette association médecine et banque se poursuit après la

mort des deux fondateurs, puisque leurs successeurs sont issus de ces deux

professions, que ce soient les docteurs Angelby et Pessez ou le banquier Emile

Dussargues de Colombier. Le banquier Brocard fondateur de la société de

Châtel-Guyon dirige également la Compagnie des eaux minérales de La Bourboule

et celle de Royat, trois stations qui sont les principales villes d'eaux du Puy-

de-Dôme et parmi les premières de France.

Les sociétés dominées par le banquier Brocard possèdent d'autres

investisseurs communs : tous les membres du conseil d'administration de la

Compagnie générale des eaux minérales de Royat fondée en 1876 sont liés à

François Brocard : le comte de Pontgibaud, un conseiller honoraire à la Cour des

comptes, un ancien élève de l'Ecole polytechnique, un comte (conseiller

honoraire à la Cour d'appel de Paris), un ingénieur en chef honoraire des

manufactures de l'Etat, un libraire. Ces deux derniers administrateurs

participent aussi à la Société des eaux minérales de Châtel-Guyon. Les

personnalités réunies autour de François Brocard, outre leur apport financier,

contribuent par leurs compétences personnelles à la réussite de l'entreprise,

par exemple le libraire-éditeur Germer Baillière publie les guides touristiques

pour ces stations et des plaquettes publicitaires.

A La Bourboule, on retrouve les mêmes personnes, avec un représentant d'une

banque locale : la banque Chalus et frères de Clermont-Ferrand. Ainsi se mêlent

intérêts locaux et intérêts parisiens.

Il faut s'arrêter sur François Brocard qui a été à l'origine pour une grande

part de la réussite du thermalisme auvergnat de la fin du XIXe siècle. Né à

Aumont (Jura) le 9 novembre 1830, ses parents sont quincailliers. On ne sait

rien avant 1860, date à laquelle selon ses propres écrits, que ne corrobore

aucun document, il crée une banque à Paris. La banque Brocard est constituée en

société par actions au capital social de 2 millions de francs. Le choix de faire

appel à des actionnaires est sans doute imputable aux faibles ressources

personnelles de son fondateur, et à la possibilité de compter sur le soutien de

ses actionnaires. Quant au capital social, son montant n'a que peu de

signification, puisqu'il ne reflète ni les ressources propres du fondateur, ni les

ressources empruntées. La banque Brocard est une banque industrielle ; elle

évolue aussi dans le monde de la bourse, ce qui explique en partie la fondation

par François Brocard du journal " La Rente " 4. Le rêve de réunion de

différentes stations thermales auvergnates sous la même gestion prend fin

avec sa mort en 1897. François Brocard, banquier parisien, a su intéresser au

thermalisme auvergnat des investisseurs issus de plusieurs horizons

professionnels et géographiques. Le capitalisme auvergnat bien que présent

demeure souvent minoritaire.

Le mirage de l'Eldorado Il paraît intéressant de s'attarder sur les motivations des investisseurs dans

le thermalisme et sur cet eldorado que représentent bien souvent les stations

thermales dans leur esprit. Si la constitution de puissantes sociétés

capitalistes, les sociétés par actions, paraît former le stade ultime et idéal de

la gestion thermale, ce constat est loin de se vérifier auprès de tous les

griffons ; les exemples sont nombreux d'échecs patents malgré la présence d'un

important regroupement financier.

En dépit de ces revers, le thermalisme apparaît comme un eldorado, une " terre

promise " où l'échec paraît impossible et où l'eau minérale se transforme en or

à coup sûr. Il ne faut pas uniquement limiter l'intérêt du capitalisme pour le

thermalisme à la seule recherche du profit, le capitalisme pouvait aussi d'une

certaine façon rechercher une légitimité, démontrer sa capacité à s'occuper de

santé publique et parfois plus efficacement que les pouvoirs publics. Le

capitalisme peut ainsi pallier les manques ou en tout état de cause les

insuffisances des communes et de l'Etat, même en matière de santé publique.

L'argument avancé par certaines sociétés des eaux pour justifier leur présence

dans la gestion du thermalisme d'être des garantes de l'eau médicale et plus

largement de la santé de la population est mis en avant par les sociétés qui

gèrent l'eau potable dans les grandes villes : la première grande entreprise de

gestion de l'eau urbaine, la " Compagnie générale des eaux " fondée en 1853

annonce lors de sa création qu'elle ne cherche pas le profit mais qu'elle veut

avant tout rendre service à la société et rendre la vie urbaine plus salubre.

Les différents types de gestion favorisent l'existence d'un thermalisme à

plusieurs vitesses, une diversité que l'on constate surtout à la fin du XIXe

siècle : des sources thermales demeurent gérées comme elles le sont depuis le

début du XIXe siècle, d'autres, bénéficiant d'investissements financiers

considérables, sont capables de créer toutes les infrastructures nécessaires

et éventuellement de résister à des fluctuations de fréquentation.

En dépit d'une domination du " privé " sur le " public ", du moins si l'on retient

le critère de la nature du propriétaire des sources, il semble que les

principales stations thermales françaises du XIXe siècle (Vichy, Luchon, le

Mont-Dore, La Bourboule, Cauterets, Bagnères-de-Bigorre...) ont bénéficié

d'une gestion mixte du thermalisme, c'est-à-dire une possession des sources

par l'Etat ou des communautés territoriales et l'intervention de particuliers

ou de sociétés " capitalistes " venus apporter des capitaux dans un souci de

rentabilité, tout en étant fortement limités dans leur action par le contrôle

des propriétaires publics.

Au fil du XIXe siècle se profile une évolution dans l'administration des

sources, avec une montée en puissance des capitaux nécessaires, accompagnée

d'une croissance des associations pour gérer les sources.

Peu à peu, de structures familiales ou individuelles demandant peu de capitaux,

l'économie thermale évolue vers des structures plus " lourdes ", qui reposent

sur des investissements croissants, ce qui n'exclut pas le maintien parallèle de

certaines organisations " archaïques " d'administration thermale. L'économie

thermale s'avère parfois peu rentable, les réussites sont peu nombreuses, les

succès individuels encore plus rares, et pourtant ils servent d'étendard et de

faire-valoir. La bonne volonté ne suffit pas à créer une entreprise thermale

viable et surtout capable de rivaliser avec les stations thermales les plus

importantes. Néanmoins, tout au long du XIXe siècle des sources parviennent

au succès : le marché thermal n'est pas sclérosé.

Le thermalisme, à quelques exceptions près, n'a pas permis l'enrichissement de

ses gestionnaires, tout au plus la confirmation de fortunes déjà établies.

Investir dans l'eau minérale peut être un moyen d'investissement pour des

personnes déjà en possession d'un patrimoine et de revenus importants.

Le thermalisme, du moins dans la gestion des eaux minérales, n'a pas été un réel

facteur d'ascension sociale, même si être gestionnaire ou propriétaire d'une

source d'eau minérale pendant une grande partie du XIXe siècle permet de

jouir d'une position privilégiée au sein des sociétés locales, notamment en tant

que vecteur économique et social pour le développement futur du village ou de la

ville.

Après avoir débuté par une citation de Jules Romains, concluons par une

citation de Guy de Maupassant lorsqu'il décrit dans son roman "Mont-Oriol"

l'enthousiasme du banquier Andermatt promoteur d'une nouvelle station

thermale : " Je vais probablement tenter une grosse affaire : une ville d'eaux.

Je veux lancer une ville d'eaux... Le grand combat aujourd'hui c'est avec

l'argent qu'on le livre... Nous sommes les puissants d'aujourd'hui, voilà, les

seuls vrais, les seuls puissants.

Tenez regardez ce village, ce pauvre village. J'en ferai une ville, moi, une ville

blanche, pleine de grands hôtels qui seront pleins de monde, avec des

ascenseurs, des domestiques, des voitures, une foule de riches servie par une

foule de pauvres, et tout cela parce qu'il m'aura plu, un soir, de me battre avec

Royat, (fig. n°13) qui est à droite, avec Châtel-Guyon qui est à gauche, avec Le

Mont-Dore, La Bourboule.... J'en ai maintenant pour trois ans de plaisirs avec

ma ville. " 5.

Jean d'Aven "La Bourboule miraculeuse"

"LES EAUX ET LES SOURCES"

Un jaillissement d'eaux vierges et juvéniles
De la faille de La Bourboule afflue ici.
Le miracle ondoyant et fidèle à la ville :
Perrière, Croizat et Fenestre et Choussy !


La force minérale et radioactive
De ce flux guérisseur aux bienfaits progressifs
Triomphe des langueurs aux lourdes perspectives,
Du pâle lymphatisme et de l'asthme poussif.

Le diabète gourmand et même l'insipide
Y raniment un sang besogneux et timide,
Et la femme stérile y retrouve frisson...

L'enfant, blême héritier des tares ancestrales,
Y reconquiert bientôt les couleurs aurorales
Qui, comme des drapeaux flottent sur ses chansons.

Extrait du livre de poèmes
"La Bourboule miraculeuse" de Jean d'Aven édité par La Maison du Poète Le Mont Dore en 1946.

Du même auteur :
"Les Filles de la France" Edition Les Livres Nouveaux en 1941
"Le Mont-Dore poétique et sauveur" Edition La Belle Cordière à Lyon

mercredi 6 septembre 2006

Le Tour des lacs d'Auvergne par le GR30

Parcours sur 5/6 jours depuis la gare de la Bourboule par le GR30 Tour des lacs d'Auvergne : GR 30.

Une boucle qui a pour point de départ et d'arrivée La Bourboule, et qui s'étend sur 193km à travers les lacs de Guéry, Servière, Aydat, Chambon, Pavin, La Godivelle, La Crégut, Chauvet, avant d'attaquer le Puy de Sancy.



La Bourboule * * * * Train ou voiture

au gite étape BACKPACKERS' de LABOURBOULE.



(Portage des bagages, gardiennage des voitures, réservations au 06 07 34 77 50)

3:10 Lac de Guéry
1:50 Lac de Servières
1:20 Orcival
2:15 Récoleine
1:45 Chateau de Montlosier
1:15 La Cassière
1:10 Rouillat-bas
0:50 Aydat
2:10 Cournols
1:30 Olloix
2:10 Saint-Nectaire
1:40 Murol
1:30 Lac Chambon
1:30 Courbanges
2:20 Besse-en-Chandesse
1:20 Lac Pavin
3:20 Compains
1:30 Brion
1:10 La Godivelle
1:10 Espinchal
2:00 Égliseneuve-d'Entraigues
4:00 Lac de la Crégut
2:00 Saint-Genès-Champespe
3:00 Lac Chauvet
2:15 Picherande
1:20 Chareire
3:15 Super-Besse
3:15 Le Mont-Dore Sancy
3:10 La Bourboule * * * * RETOUR AU BACKPACKERS' de LA BOURBOULE

Total environ 190 km 

(temps et itinéraire donnés à titre indicatif)

Yves Audigier artiste dans l'âme

Artiste peintre autodidacte né à La Bourboule (63)

«Je suis né un jour de printemps, aux abords fleuris de la Source Clémence, entre la roche des Fées et le rocher de l'Aigle, quelque part dans le massif du Sancy. Depuis ma tendre enfance, j'ai toujours vécu dans mon monde, car celui que je découvrais ne paraissait pas être le mien. Je ne me sentais bien qu'au milieu des montagnes et des forêts, sous les étoiles.»

Sa sensibilité à la peinture s'éveille au contact des expositions au château de Val à côté de Bort les Orgues (19) et la découverte des peintres de Murols (63). Il commence à dessiner à partir de 1973, aux cours du soir des Beaux Arts de Clermont-Ferrand, et à peindre, puis à exposer à partir de 1992. En 1995, il part en Polynésie, 100 ans après le dernier voyage de Gauguin. Il est fasciné par les couleurs qui vont influencer sa peinture. Il fait quelques peintures dans la Baie de Cook à Mooréa, l'une des plus belle du monde. Son rêve s'est réalisé, la peinture sera l'expression de ses rêves, de ses fascinations pour des paysages de rêves, pour qu'à leur tour les gens retrouvent leurs rêves, et que ces derniers soit le point de départ de la réalisation d'un monde nouveau. Dans ses pensées, il écrit :

«L'homme a oublié d'enseigner le bonheur, ainsi il cultive ses propres malheurs.»

« La nature m'a enseigné ce qu'il faut faire : rechercher l'équilibre. L'homme m'a enseigné ce qu'il ne faut pas faire : engendrer des déséquilibres.»

Atelier à La BOURBOULE 63150 Sur rendez-vous au 04 73 65 51 70

                                         
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